mondeguinee.com
 

Gambie : le secteur du pétrole à la recherche de nouveaux investisseurs

En Gambie, le secteur du pétrole cherche de nouveaux investisseurs. Jusqu’à présent, la compagnie britannique African Petroleum, fondée par l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis, avait la main sur les contrats. Elle détenait des licences d’exploration pour deux blocs offshore, les blocs A1 et 14. Octroyées par le gouvernement, ces licences sont essentielles pour envisager la production de l'or noir. Mais le nouveau pouvoir d’Adama Barrow a refusé le renouvellement de ces licences à la compagnie britannique, afin d'ouvrir le marché aux concurrents.

RFI

Guinée : un accord économique de 20 milliards avec la Chine

Un chiffre à la Une de la presse guinéenne : 20 milliards de dollars américains seront prêtés sur 20 ans à la Guinée par la Chine pour financer la construction d'infrastructures. En échange et pour rembourser, les entreprises chinoises se verront accorder des permis et des concessions minières. Un accord de financement dont certains contours n'ont pas été encore dévoilés.

Parmi les concessions minières accordées aux entreprises chinoises par le gouvernement guinéen, un premier lot concerne la bauxite au nord du pays, indique un communiqué. « Mais aucune précision n'est faite sur la quantité de ressources attribuée », s'inquiète Amadou Bah de l'ONG Action mine Guinée.

« Est-ce que ça ne va décourager les autres investisseurs des autres multinationales qui veulent avoir des concessions en Guinée ? Est-ce que ça ne serait pas de gré à gré ? Est-ce que la valeur des infrastructures va refléter la valeur du minerai qui sera exporté ? Pour le moment, nous restons suspendus aux lèvres du gouvernement qui a négocié cela, sans beaucoup donner de détails. »

Avant la fin 2017, les liquidités disponibles serviront à la réhabilitation de la route reliant le centre du pays à la capitale, à l'extension du port de Conakry et d'une université ainsi qu'à relier la Haute Guinée à l'électricité, explique Kassory Fofana, le ministre signataire de l'accord. Les autorités espèrent atteindre rapidement une croissance à deux chiffres. Un pari osé. Pour cela, assure l'économiste Facinet Conté joint par RFI, il faudra avant diversifier l'économie, miser notamment sur le potentiel agricole et développer les transports ferroviaires, fluviaux et maritimes.

Par RFI

De Conakry à Kribi, les ports africains se livrent une bataille acharnée

Les ports africains rivalisent d’innovations pour accueillir les plus gros navires. Volumes, transbordement, corridors vers l’hinterland, JA livre les clés de cette compétition.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Si la chute des prix du pétrole a porté un mauvais coup aux mégaprojets portuaires nigérians (Lekki et Badagry), actuellement en sommeil, il n’en est pas de même pour les autres sites de la façade ouest. De Conakry à Kribi en passant par San Pedro, Abidjan ou Tema, tous rivalisent de volonté d’extension et de modernisation. « La mise à niveau concerne des installations des années 1970. Elle a débuté en 2010 avec Lomé et Pointe-Noire, et vise à les élever au standard mondial de la conteneurisation », rappelle Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar).

Une course qui s’accompagne de lourds investissements. Comme dans le terminal à conteneurs en eau profonde de Kribi, destiné à décongestionner le port de Douala. Un projet de 574 millions de dollars (environ 490 millions d’euros) pour lequel le consortium franco-chinois composé de Bolloré, CMA-CGM et China Harbour Engineering Company (CHEC, filiale du conglomérat China Communications Construction Co., CCCC) a signé une concession de vingt-cinq ans le 25 juillet.

Disposant déjà depuis 2015 d’un bassin d’une profondeur de 16 m, d’un quai de 350 m et d’une capacité de 8 000 EVP, Kribi comptera à l’issue des travaux 715 m de quais et pourra accueillir des navires transportant 11 000 boîtes.

Jeune Afrique

MEF - Le Ministre de l'économie et des finances signe un accord de prêt à hauteur de 6.5 millions d'euros avec le Royaume de Belgique

Le Ministre de l’Economie et des Finances a procédé ce vendredi 11 août 2017 à la signature d’un accord de prêt avec l’Ambassadeur du Royaume de Belgique auprès de la Guinée présentement en séjour à Conakry.

En présence du nouveau Chef du Bureau Diplomatique belge en Guinée, et des hauts cadres du ministère des Affaires Etrangères et du ministère de l’Energie et de l’hydraulique en Guinée, les deux Gouvernements ont signé un accord relatif à l’octroi d’une aide financière pour un projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural.

S’inscrivant pleinement dans les priorités du Gouvernement Guinéen exprimées dans le nouveau Plan National de Développement Economique et Social (PNDES 2016 -2020), ce projet vise à créer des conditions d’accès à l’eau potable en milieu rural, il s’agit d’un prêt hautement concessionnel pour un montant de 6.5 millions d’euros qui permettra l’installation de près de 120 stations de traitement de l’eau au bénéfice direct de plus de 200.000 personnes. Ce projet fait suite à la réalisation d’un projet similaire en 2014 d’un montant de 800.000 € qui a permis l’installation de 20 stations de potabilisation de l’eau de surface.

« L’amélioration des conditions de vie reste une priorité commune de nos deux gouvernements, c’est un élément essentiel pour assurer un développement durable, et à travers ce projet c’est aussi la réduction de la mortalité infantile et l’allègement des corvées pour les femmes » a déclaré l’Ambassadeur Philippe Colyn.

Prenant la parole, le Ministre de l’Economie et des Finances a, au nom du Président de la République, le Pr Alpha Condé, de son Premier Ministre Chef du Gouvernement adressé ces vifs remerciements au Royaume de Belgique pour la qualité des relations de coopération qui existent entre les deux pays.

Pour Malado Kaba, cette assistance financière vient à point nommé, puisque l’octroi d’une aide financière pour une initiative destinée à favoriser le mieux-vivre en milieu rural s’inscrit d’une part dans la stratégie gouvernementale de réduction du déséquilibre entre les milieux urbain et rural et d’autre part dans la vision du Chef de l’Etat qui est de garantir le minimum vital pour les populations rurales et réduire ainsi le phénomène d’exode rurale.

Plus loin le Ministre dira que ce prêt renforce l’action déjà entamée dans le cadre du programme de coopération de développement entre le Royaume de Belgique et la République de Guinée pour un montant de 15 millions d’euros. Il sera suivi, espère t’elle d’un programme plus conséquent à partir de 2018 pour concrétiser une fois de plus la bonne collaboration entre nos deux pays.

Avant de terminer son discours Malado Kaba a tenu à réitérer au Gouvernement Belge son engagement personnel et celui du Gouvernement à assurer le suivi et la bonne gestion des fonds octroyés

Gouvernement

La Guinée lance le forage d'un puits de pétrole pour un coût de 46 millions de dollars

Le forage d'un puits pour la recherche du pétrole dans les eaux guinéennes va coûter plus de 46 millions de dollars américains, a annoncé mardi à la télévision nationale, le directeur général de l'officie national des pétroles (ONAP) Diakaria Koulibaly.

La plateforme de forage dénommée "pacific Scirocco" dans les eaux territoriales guinéennes va débuter officiellement les travaux de forages du puits pétrolier "Fatala", dans une synergie d'action entre la Guinée et son partenaire américain à l'occurrence la société américain dénommée Hyperdinamics.

Au bout de 45 jours de travaux intenses, le navire scientifique spécialisé dans la recherche pétrolière va faire le forage du puits Fatala afin d'aboutir à la découverte de l'or noir dans les eaux guinéennes.

"Tout le matériel est sur place et nous sommes en haute mer pour le lancement du projet de forage sous l'accompagnement du président de la république", a dit M. Koulibaly.

Randy Ditmore, directeur des opérations de Hyperdynamics, a affirmé que sa société a toujours apporté toute la technologie dans l'exploration du pétrole depuis plusieurs années.

Xinhua

Fenêtre de tir chinoise pour la bauxite guinéenne

Le premier producteur du continent est sur les écrans radar de l’empire du Milieu, grand consommateur de ce métal tiré de l’alumine. Mais, s’il veut y rester, il devra rapidement resserrer ses liens avec Pékin.

L’appétit insatiable de la Chine pour l’aluminium ne se dément pas. Et pour cause : les industries des biens de consommation de l’empire du Milieu, en plein boom, ont toujours davantage besoin de ce métal tiré de l’alumine, elle-même issue du raffinage du minerai de bauxite. Or Pékin vient à manquer cruellement de cette bauxite pour approvisionner ses raffineries et alumineries.

« En 2010, la Chine produisait 16 millions de tonnes d’aluminium. Aujourd’hui, elle est passée à 31 millions de tonnes, soit 53,4 % de la production mondiale. Auparavant, les petites mines locales, éparpillées sur son territoire, suffisaient à fournir ses alumineries. Mais, depuis quelques années, certains gisements se sont taris, leurs coûts d’exploitation ont fortement augmenté, les problèmes environnementaux se sont multipliés, et, surtout, ils n’ont pu suivre les nouvelles cadences de production, d’autant plus que la qualité du minerai chinois est souvent médiocre. Logiquement, les volumes de bauxite importés ont donc explosé », décrypte l’analyste Magnus Ericsson, bon connaisseur de la filière en Afrique comme en Chine.

La Guinée, cinquième producteur mondial de bauxite et premier du continent – 19,7 millions de tonnes en 2016 –, qui détient le tiers des réserves mondiales connues, est logiquement entrée dans les écrans radar des importateurs et groupes miniers chinois. Un intérêt renforcé par l’annonce des embargos de l’Indonésie et de la Malaisie – ses plus proches fournisseurs de ­bauxite – sur l’exportation de minerais non transformés, pour favoriser l’émergence d’une industrie locale et mettre un terme à des scandales de pollution.

Jeune Afrique

Les pilotes Air France valident la création de «Boost»

Les pilotes ont accordé une large majorité au projet de la direction qui prévoit le lancement dès l'automne prochain d'une compagnie à coûts réduits sur moyen puis long-courrier.

Il aura fallu plusieurs mois de négociation. Le premier syndicat de pilotes d'Air France a finalement validé la création d'une compagnie à coûts réduits sur moyen et long-courrier. Le taux de participation au scrutin a atteint près de 83%, annonce le syndicat dans un communiqué, et ses adhérents se sont prononcés à 78,2% pour le projet stratégique de l'entreprise.

Le feu vert du SNPL était indispensable pour l'application du plan stratégique d'Air France, «Trust Together» (que l'on peut traduire en français par «La confiance ensemble»), dont le projet de filiale est une composante essentielle. C'est aussi pour la compagnie une victoire d'autant plus importante que le bureau du SNPL avait mis au vote un projet alternatif au texte de la direction. Ce contre-projet n'a obtenu que 16,4% des suffrages.

Des efforts de productivité à hauteur de 40 millions d'euros

Le groupe aérien a prévu de la lancer dès l'automne sur moyen-courrier puis à l'été 2018 sur long-courrier, avec l'objectif de maintenir les lignes actuellement déficitaires sur Air France voire d'en ouvrir de nouvelles. Les vols «Boost» (le nom provisoire de cette nouvelle compagnie) seront opérés par des pilotes Air France volontaires, avec des conditions d'emploi inchangées, tandis que les hôtesses et stewards seront recrutés à un coût inférieur à celui d'Air France.

Le projet d'accord «Trust Together», négocié pendant de long mois entre la direction d'Air France et les deux syndicats de pilotes (SNPL et Spaf), sera «signé par le SNPL Air France dans les toutes prochaines heures», a indiqué le syndicat. Le texte prévoit également «d'entériner des efforts de productivité à hauteur de 40 millions d'euros annuels ainsi qu'un processus de rattrapage des parts de production perdues», par Air France ces dernières années aux dépens de KLM, a-t-il précisé. La direction de la compagnie aérienne a refusé tout commentaire dans l'immédiat. Le syndicat de pilotes quant à lui a fait savoir qu'il se réjouissait de la «concrétisation de mois de construction et de négociation. Nous obtenons aujourd'hui la reconnaissance de ce travail par les pilotes. Puisse cet accord instaurer une dynamique de confiance, condition nécessaire pour préparer les réformes de notre entreprise et ainsi affronter avec succès la concurrence.»

Le Figaro

Guinée : les Chinois convoitent le contrôle de Simandou

C'est l'un des gisements les plus riches en minerai de fer de la planète, mais Simandou, en Guinée tarde toujours à être développé. Abandonné par le groupe australien Rio Tinto, objet de procédures judiciaires entre la Guinée et l'ancien actionnaire BSGR, Simandou intéresse pourtant toujours la Chine : la compagnie publique chinoise Chinalco vient de proposer à l'Etat guinéen de reprendre la totalité des blocs de Simandou, mais à ses conditions.

Chinalco veut bien reprendre la totalité du gisement de minerai de fer de Simandou. A savoir les blocs 1 et 2, en plus des blocs 3 et 4 qu'il a déjà rachetés à l'Australien Rio Tinto. Mais en échange, le groupe chinois impose ses conditions. Acoumba Diallo, membre du comité de pilotage de l'Initiative sur la transparence des industries extractives, a eu accès au document soumis aux autorités guinéennes.

« Ils ont demandé à la Guinée d'amender ou d'abroger toute loi qui les obligerait à mettre les blocs 1 et 2 en appel d'offre à la concurrence publique, pour leur éviter probablement des actions de la société civile. Chinalco a aussi demandé que l'Etat renonce à son option de 20% de participation, supplémentaire aux 15% qu'il doit obtenir de manière gratuite. »

RFI

Guinée : Beny Steinmetz tient George Soros responsable de sa déroute au pied du mont Simandou et l’attaque en justice

Dans une plainte déposée le 14 avril aux États-Unis, l'homme d'affaires Beny Steinmetz accuse le milliardaire George Soros d'avoir cherché à lui nuire en le faisant accuser de corruption en Guinée, et en menant une large campagne de diffamation contre lui.

L’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz a porté plainte aux États-Unis, le 14 avril dernier, contre le milliardaire américain George Soros, qu’il accuse d’avoir fait échouer ses projets d’investissement sur le gisement du Simandou, en Guinée, de jouir d’une bonne image fabriquée de toute pièce et, plus largement, « d’animosité envers Israël ». Il réclame 10 milliards de dollars de dommages et intérêts, une somme équivalente à ce qu’il estime avoir perdu à cause de Soros, rapporte le site d’actualité judiciaire Gotham City [dans son édition du 27 avril], qui s’est procurée une copie de la plainte.

Beny Steinmetz, homme d’affaires très décrié, est actuellement soumis à une interdiction de sortie du territoire israélien jusqu’en juin 2017. Soupçonné d’avoir corrompu des fonctionnaires guinéens pour rafler une concession dans l’immense gisement de fer du Simandou, il avait été interpellé, le 19 décembre 2016 à Tel-Aviv.

Jeune Afrique

CEDEAO : l’autoroute Lagos-Dakar et la boucle ferroviaire en quête de financements

Les experts de la CEDEAO viennent de finaliser les travaux de structuration en partenariat public privé (PPP) ainsi que les mécanismes de garanties des projets prioritaires du Programme communautaire de développement (PCD). Il s’agit notamment de l’autoroute Lagos-Dakar, la boucle ferroviaire ouest-africaine et la création d’une nouvelle compagnie maritime régionale. La prochaine étape sera la mobilisation des financements à travers une table ronde des bailleurs de fonds pour accélérer la réalisation de ces projets stratégiques pour le renforcement de l’intégration sous-régionale.

Le programme communautaire de développement (PCD) de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avance bien. L'organisation sous-régionale entend accélérer la mise en œuvre de ses projets prioritaires et dans ce cadre. Les experts de la Commission ainsi que les représentants des institutions financières internationales notamment la BIDC, la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO, viennent de se réunir à Lomé au Togo pour mettre la touche finale au processus de structuration en partenariat public privé (PPP) et des mécanismes de garanties des projets prioritaires identifiés dans le cadre du PCD.

Les participants à la rencontre ont ainsi échangé sur les voies et moyens devant permettre d'avancer les chantiers et ont surtout axé leurs échanges sur la préparation de la prochaine table ronde des bailleurs de fonds afin de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de ces projets structurants.

Au nombre de ces projets, celui relatif à la construction de l'autoroute Lagos-Dakar en deux phases dont la première concernera l'axe Abidjan-Lagos, longue de 1028 km, et la seconde, l'axe Abidjan-Dakar, sur une longueur de 3000 km. Le programme comprend également la réalisation du projet de la boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Dori-Abidjan, et le projet ferroviaire Ouangolodougou-Bamako.

mondeguinee.com

Guinée : Déraillement du train de la CBG à la gare de Kolaboui

La nuit du lundi au mardi 21 mars, le déraillement du train de la CBG a été constaté à la gare de Kolaboui qui quittait vide, de Kamsar vers Sangarédi à partir de 00H 10.

Selon un témoin : « 30 minutes après, la CBG s’est déjà pointée au lieu de l’accident, mais avant le déraillement j’ai entendu une sonorisation persistante du train et qui me semblait étrange dont j’ai braqué toute mon attention sur la voie-ferrée, quelque temps après j’ai vu la locomotive du train et les wagons se lâchaient, automatiquement y’a eu dérapage.»

Deux remorques qui étaient à peu près à 5 ou 10 mètres des lieux ont été touchés par les wagons dérailler et deux apprentis ont été légèrement blessés, mais selon eux qu’ils avaient déjà reçu les premiers soins.

Selon un travailleur de la Compagnie des Bauxites de Guinée (C.B.G), que les règlements des voies-ferrées sont très clairs, « il ne doit pas avoir des constructions, ni les stationnements des engins à coté des rails à partir de 25 mètres de part et d’autre, mais nous avons des problèmes avec des autorités locales ».

Quelque chose de contraire à la commune urbaine de Boké, dont le maire est entrain de sauvegardé les bien de la commune, mais les représentants de l’Etat sont entrains de vendre les lieux de façon anarchique, tel que la piste de l’aéroport, le hangar etc.

Tibou Diaby

Mines : accusé de corruption, l’ex-ministre guinéen Mahmoud Thiam a été arrêté aux États-Unis

L'ex-ministre guinéen des Mines est accusé de corruption et de blanchiment d'argent par la justice américaine, qui a ordonné sa mise en détention. Mahmoud Thiam est soupçonné d'avoir reçu plusieurs millions de dollars d'une compagnie chinoise qui recherchait un contrat avantageux dans le secteur minier.

L’ex-ministre guinéen des mines Mahmoud Thiam a été arrêté mardi 13 décembre aux États-Unis, a révélé tard dans la nuit l’agence Bloomberg. Il a été maintenu en détention sans caution, la justice estimant qu’il présentait un risque de s’enfuir.

La justice américaine soupçonne Mahmoud Thiam de corruption et de blanchiment d’argent. Lorsqu’il était ministre des mines de son pays entre 2009 et 2010, sous les régimes successifs de Dadis Camara et de Sékouba Konaté, le Guinéen aurait reçu, selon l’accusation, 8,5 millions de dollars (7,9 millions d’euros) d’un « conglomérat chinois ».

Rififi à Conakry : Beny Steinmetz, Mahmoud Thiam et le capitaine Dadis Camara

Ce dernier, dont le nom n’a pas été dévoilé, recherchait un droit d’exclusivité « sur une grande variété de domaines de l’économie guinéenne » et notamment « un contrôle quasi total » du secteur minier du pays.

Toujours selon Bloomberg, qui cite le rapport des procureurs américains, Mahmoud Thiam aurait menti sur sa profession et sa nationalité pour pouvoir ouvrir un compte bancaire à Hong Kong qu’il a utilisé pour stocker les millions de dollars qu’il avait reçus. Avant, dans un second temps, de transférer cet argent vers un autre compte en banque à New York.

Rio Tinto, Simandou et l’ « affaire Combret »

D’après un rapport du FBI, l’ex-ministre, qui dispose de la citoyenneté américaine, aurait également transféré des fonds depuis Hong Kong vers une société malaisienne qu’il détenait.

Cet argent aurait ensuite servi à l’achat d’une propriété d’une valeur de 4 millions de dollars dans le nord de l’État de New York et à payer les frais de scolarité de ses enfants dans une école privée.

Dans une interview publiée le 18 novembre, Mahmoud Thiam affirmait que Steven Din, le patron Rio Tinto pour la Guinée, lui avait offert de l’argent en 2010 pour reprendre le contrôle du projet de gisement de fer du mont Simandou, ce que le principal intéressé a nié.

Jeune Afrique

Guinée : la ruée vers le minerai de fer de Simandou éclabousse la présidence

Le président guinéen Alpha Condé s'était engagé à rompre avec les pratiques clientélistes de ses prédécesseurs dans l'attribution des contrats d'exploitation miniers. Des enregistrements que France 24 s'est procurés montrent qu'il n'en est rien.

France 24 est en mesure de faire de nouvelles révélations concernant la bataille titanesque pour l’attribution, en Guinée, de la concession de l’un des plus grands gisements de minerai de fer au monde. Selon des enregistrements que nous nous sommes procurés, le recours aux intermédiaires et aux commissions auquel le Président Alpha Condé entendait mettre un terme est toujours en pratique.

Soupçons de corruption

Depuis plusieurs semaines, les révélations sur des soupçons de corruption autour de juteux contrats miniers en Guinée se multiplient. À la mi-novembre, le géant minier anglo-australien Rio Tinto admet avoir payé une commission à un proche du président Alpha Condé pour obtenir gain de cause sur le gisement géant de Simandou. Le président guinéen nie toute malversation et affirme n’avoir pas été au courant que son conseiller, le banquier français François de Combret était rémunéré par Rio Tinto. Mais selon des informations exclusives recueillies par France 24, le pouvoir guinéen était au moins au courant des initiatives de de Combret envers les groupes miniers impliqués à Simandou.

Depuis plusieurs années, Simandou est l’enjeu d’une lutte féroce entre le pouvoir, Rio Tinto et l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz. À son arrivée à la présidence en 2010 après des décennies de dictature, Alpha Condé décide de remettre à plat le secteur minier, en révisant les contrats. En réécrivant le code minier. La bonne gouvernance est son credo, avec l’appui de l'ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, et de George Soros, milliardaire américain et philanthrope. Il décide de frapper les esprits en retirant à BGSR, la société de Steinmetz, sa licence pour l’exploitation géante de Simandou, dont il affirme qu’elle a été obtenue frauduleusement sous la dictature.

De nouveaux rebondissements

Mais, depuis plusieurs mois, le vent tourne. Les allégations de corruption à l’encontre de l’entourage proche du président liées à de nouveaux contrats miniers se multiplient. Une enquête préliminaire du parquet national financier est ainsi en cours en France. Surtout, des enquêtes aux États-Unis mettent en lumière des pratiques selon lesquelles des sociétés auraient financé le camp présidentiel en échange de l’obtention de contrats.

En novembre 2016, nouveau rebondissement. Après la fuite d’e-mails compromettants, Rio Tinto admet avoir versé la somme 10,5 millions de dollars à François de Combret, dans le but d’obtenir des droits sur Simandou. L’accord, portant sur 700 millions de dollars, est conclu en avril 2011.

D’après les échanges d'e-mails, le 10 mai 2011, soit quelques jours après la signature de cet accord, Tom Albanese, qui est alors directeur général de Rio Tinto, Sam Walsh, le responsable de la branche minerais, et Alan Davies, responsable des opérations internationales, se mettent d’accord pour verser 10,5 millions de dollars à de Combret.

"Je sais que c’est beaucoup d’argent", écrit Alan Davies. "Mais je souligne que le résultat que nous avons obtenu a été significativement amélioré par la contribution de François, ses services, uniques et inimitables, et sa proximité avec le président."

France 24

Mines : Bold Baatar nommé chez Rio Tinto sur fond d’enquête en Guinée

Le Mongol Bold Baatar, réputé proche du directeur exécutif Jean-Sébastien Jacques, prend la suite d’Alan Davies directeur général de la branche minerais et énergie. Il avait été démis de ses fonctions le 16 novembre après des paiements suspects en Guinée, après l'intérim assuré Gary O’Brien, directeur financier et du développement de la branche minerais.

Le très respecté directeur général de la branche minerais et énergie de Rio Tinto avait été suspendu, puis démis, de ses fonctions dans le cadre d’une enquête portant sur des paiements suspects (pour 10,5 millions de dollars, soit 9,5 millions d’euros) réalisés au bénéfice de François Polge de Combret, un consultant du méga-projet de fer du Simandou, en Guinée.

À Conakry, Ismaël Diakité, le directeur général de Rio Tinto, reste en place, fait-on savoir au siège londonien de la compagnie. Le groupe minier a annoncé en octobre son retrait du projet du mont Simandou, où il était impliqué depuis 1995. Faut-il voir un lien de cause à effet entre cette affaire et son départ du pays ?

Jeune Afrique

Guinée : Alpha Condé, l’homme pressé

Arrivé au pouvoir en 2010 à 70 ans passés, le chef de l’État ne se ménage pas. Portrait et entretien avec un président obsédé par son pays et en guerre contre le temps.

Vue du hublot de l’hélicoptère, en ce matin d’octobre finissant, la basse côte guinéenne ressemble à un tapis de billard gorgé d’eau : verte, plate, serpenté de rivières étales, piquetée de villages et bordée de mangroves. L’appareil, un Puma quasi quadragénaire récemment révisé en Roumanie, finira peut-être ses jours dans un musée de la République.

Il a transporté Sékou Touré, Lansana Conté, Sékouba Konaté, un nombre incalculable de VIP en visite et rend toujours de vaillants et bruyants services à celui qui, depuis six ans, préside au destin de la Guinée. Le trajet de Conakry à Kamsar – où est prévue l’inauguration d’un nouveau quai commercial destiné notamment à l’exportation de bauxite, dans le cadre d’un méga-investissement émirati avec 4 000 emplois à la clé – dure moins d’une heure.

Le temps pour Alpha Condé de se plonger dans la lecture d’une demi-douzaine de journaux débarqués la veille au soir du vol quotidien d’Air France : Le Monde, Libération, Courrier international, Jeune Afrique, sans oublier L’Équipe, que ce papivore fan de football avale avec gourmandise. Le temps aussi de fermer les yeux et de gagner quelques minutes d’un micro-sommeil récupérateur.

Jeune Afrique

Guinée : le menu très économique d’Alpha Condé en Chine

Si ses rencontres avec le Premier Ministre chinois Li Keqiang et avec le président de la République Xi Jinping, mardi et mercredi, constituaient les points forts de la tournée d’Alpha Condé en Chine, en coulisse sa délégation a multiplié les contacts avec des entreprises de l’Empire du Milieu, avec l'espoir d'attirer des investissements dans les infrastructures. Une mission chinoise doit d'ailleurs être dépêchée en ce sens à Conakry.

Parti de Conakry le 29 octobre dernier, accompagné de ministres de son gouvernement et de chefs d’entreprises privées guinéens, Alpha Condé poursuit son séjour de dix jours en Chine. La durée de la visite d’État est proportionnelle à l’intérêt que le numéro un guinéen porte au partenariat qu’il entend désormais nouer avec l’Empire du Milieu.

« C’est un partenariat stratégique que nous allons établir avec la Chine, a indiqué le président. En contrepartie de nos matières premières, la Chine va financer des infrastructures : routes, aéroports, ports, chemins de fer, l’énergie et l’agriculture ».

Les dossiers évoqués

Le fer du Simandou

Le premier succès à mettre au bilan de ce déplacement porte sur la relance du projet minier géant d’exploitation du fer du mont Simandou, qui a été officialisée à Pékin le 28 octobre à la veille de la tournée officielle.

Le projet du mont Simandou, situé à 800 kilomètres de Conakry, dans l’est du pays, semblait au point mort après que l’anglo-australien Rio Tinto avait annoncé la mise en veille pure et simple de ce méga-projet minier. Coup de théâtre dans la capitale chinoise : Rio Tinto et le chinois Chinalco, qui est associé au projet depuis 2012, sont parvenus à un accord sur les conditions du transfert de la totalité des parts du premier au second dans le développement de la partie sud du Simandou, où se trouve le plus grand gisement de fer du continent.

La signature de l’accord de principe a été suivie par la conclusion, le 31 octobre, d’un protocole fixant le cadre de coopération. Un groupe de travail conjoint sera composé des deux parties guinéenne et chinoise et travaillera à « aboutir à un plan de développement du projet, incluant la revue technique, juridique et commerciale du projet ».

Un pas positif sur le papier mais qui ne répond pas précisément à la question du financement. En l’état, les deux tiers des coûts de développement du projet du Simandou, qui s’élèvent à environ 20 milliards de dollars, soit près de 17,6 milliards d’euros, portent sur les infrastructures de transport et de logistique du projet. Il s’agit entre autres d’un nouveau chemin de fer de 650 kilomètres de long, reliant le sud-est de la Guinée à la côte atlantique, et d’un nouveau port en eau profonde multi-usagers.

mondeguinee.com

Les présidents chinois et guinéen annoncent l'établissement d'un partenariat de coopération stratégique

Le président chinois Xi Jinping s'est entretenu mercredi à Beijing avec son homologue guinéen, Alpha Condé, et les deux présidents ont décidé d'établir un partenariat de coopération stratégique bilatéral.

Les deux dirigeants ont consenti à profiter de cette opportunité pour mettre en oeuvre le Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), afin d'élargir la coopération réciproque dans plusieurs domaines, et d'assurer un futur plus large aux relations sino-guinéennes.

Rappelant que la Guinée a été le premier pays d'Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine nouvelle il y a 57 ans, M. Xi a indiqué que les deux pays se soutenaient toujours dans les dossiers concernant les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de chacun, et que la coopération bilatérale avait résisté à l'épreuve du temps.

M. Xi a exhorté les deux pays à renforcer leur coopération entre les gouvernements, les partis au pouvoir, les organisations juridiques et les localités, afin de consolider le fondement politique pour une amitié durable.

La Chine est prête à élargir la coopération agricole avec la Guinée, pour aider la production agricole de ce pays africain, a-t-il noté. M. Xi s'est également engagé à renforcer la coopération bilatérale sur l'exploration des ressources afin de faciliter la coopération sur la capacité et la construction d'infrastructures dans les secteurs des chemins de fer, des ports, de l'électricité et de la communication.

M. Condé a félicité la convocation réussie de la sixième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) tenue à Beijing la semaine dernière, saluant le développement économique et social de la Chine grâce à la direction du PCC.

La Guinée souhaite élargir la coopération avec la Chine dans les domaines des ressources, de l'énergie, des technologies, de l'agriculture, de l'hydroélectricité, des infrastructures et de la construction de port, a indiqué M. Condé, qui effectue une visite d'Etat en Chine du 26 octobre au 4 novembre.

Xinhua

GUINEE/FMI : la 8ème revue concluante, selon Alpha Condé

Selon un communiqué de la cellule de communication du gouvernement, c’est en marge d’une rencontre, ce 29 octobre, avec la communauté guinéenne vivant en Chine que le chef de l’Etat a fait l’annonce. Anticipant l’information qui devrait très prochainement arriver du Fonds monétaire international (FMI), le président Alpha Condé, devant ses compatriotes et sans doute pour vanter les mérites de sa gouvernance, a indiqué qu’à l’issue de son Conseil d’administration de la veille, l’institution financière internationale aurait conclu la 8ème revue et ultime étape de son programme formel avec la Guinée, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Une annonce qui fait écho aux conclusions préliminaires de la mission d’évaluation du FMI qu’Abdoul Aziz Wann avait dernièrement conduite en Guinée. Constatant une certaine « reprise » de l’activité économique, cette mission avait notamment revu à la hausse les prévisions de croissance qu’elle avait finalement estimées à 5,2 %, au lieu de 3,8 % initialement.

Commentant la bonne nouvelle, la ministre de l’économie et des finances, Malabo Kaba a déclaré : C’est la première fois que la Guinée achève positivement un programme entier soutenu par le FMI. C’est un grand pas et cela démontre la vision et l’engagement du Gouvernement sous la houlette du Président de la République. C’est un grand pas ! Cela démontre également la volonté de poursuivre les réformes engagées. D’avoir réussi, en quelques mois, à stabiliser notre économie malgré le contexte difficile des deux dernières années que nous avons traversées, c’est une étape importante que la Guinée a franchie mais il s’agit aussi pour nous de mesurer tous les efforts et tout le chemin qu’il reste à parcourir. (…) C’est également un signal très fort qu’on envoie à la communauté internationale et aux investisseurs. Cela augure de bonnes perspectives pour notre pays

Des perspectives heureuses dont la population guinéenne ne demande qu’à profiter enfin. D’autant qu’elle est celle dont les efforts ultimes ont permis d’arriver à ce résultat. Parce qu’on se rappelle que c’est au nom de cette fameuse revue que la grève de février dernier avait été levée, sans la baisse du prix du carburant.

Boubacar Sanso Barry

Guinée : Conakry annonce le retrait de Rio Tinto du projet minier du Simandou

La Guinée, l'anglo-australien Rio Tinto et le chinois Chinalco sont parvenus à un accord sur les conditions du transfert de la totalité des parts de Rio Tinto à Chinalco dans le développement de la partie sud du Simandou, où se trouve le plus grand gisement de fer du continent. Les premières prospections de Rio Tinto datent de 1996.

Le projet minier de fer Simandou Sud pourrait-il renaître de ses cendres avec la compagnie chinoise associée à son développement depuis 2012 ? C’est ce que laisse penser l’information communiquée par le gouvernement de Conakry vendredi 28 octobre en début d’après-midi.

« Sous l’égide du gouvernement Guinéen, Rio Tinto et Chinalco sont parvenus, à la suite de plusieurs mois de négociations, à un accord sur les conditions du transfert de la totalité des parts de Rio Tinto à Chinalco. […] Le protocole d’accord signé ouvre la voie à la prise de contrôle du projet par Chinalco, qui sera parachevée après la finalisation d’un accord détaillé dans les prochains mois », écrit le ministère des Mines et de la Géologie, dans un communiqué transmis par la cellule de communication du gouvernement.

Dans le détail, et à condition que le deal aille à son terme, Rio Tinto céderait à Chinalco la totalité de ses parts dans Simfer Jersey, la co-entreprise mise sur pied par Rio Tinto et Chinalco en avril 2012. Celle-ci possède 80,75% des actions de Simfer S.A, la société détentrice des droits du Projet Simandou Sud. L’État guinéen en est actionnaire à 15%.

« Les parties ont convenu du remboursement des coûts historiques engagés par Rio Tinto, réduits de 25%, après l’entrée en production du projet », disent encore les autorités de Conakry.

Jeune Afrique

Le président Alpha Condé s'engage à réduire la pauvreté en Guinée

APA-Conakry (Guinée) - Le président de la Guinée, Pr. Alpha Condé, s’est engagé jeudi à Conakry à poursuivre les efforts pour améliorer les conditions de vie des Guinéennes et des Guinéens à travers des politiques et programmes en vue de réduire la pauvreté dans le pays, notamment chez les femmes.

S’exprimant à l’occasion du lancement officiel, par l'UNFPA, à Conakry, du rapport sur l’état de la population mondiale pour l'année 2016, le président guinéen s’est félicité des « efforts entrepris par le gouvernement en dépit des contraintes et des crises qu’a connues le pays ».

Selon le document, sur neuf filles sur dix, âgées de 10 ans, vivant dans les pays en voie de développement, une sur cinq habite dans les pays les plus pauvres.

Ainsi, le Chef de l’Etat a souhaité que le présent rapport sur l’état de la population mondiale soit intégré dans les politiques et programmes nationaux pour la réduction de la pauvreté.

Ledit document met en exergue quelques indicateurs comme la santé sexuelle et reproductive, la santé maternelle et néonatale, l’espérance de vie, la fécondité et l’éducation.

En Guinée, indique le rapport, l’indice de parité des sexes dans l’enseignement primaire entre 1999 et 2015 se situe à 0,86 contre 0,89 en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Cet indice est de 0,66 dans l’enseignement secondaire entre 2000 et 2015 contre 0,83 en Afrique de l’ouest et du Centre.

Le lancement du rapport a réuni plusieurs ministres en charge de la jeunesse, notamment de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Niger et de la Guinée, ainsi les représentants des organisations du système des Nations Unies, à l’invitation du Directeur régional du Fonds des Nations pour la population (UNDP) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, (WCARO) Mabingué Ngom.

La célébration mondiale, placée sous le thème « investir dans les filles de 10 ans, pourrait fournir un immense dividende démographique, apporter des milliards de dollars aux économies nationales ».

APA

Un mort et deux blessés suite au déraillement d'un train minéralier à Conakry

Un train minéralier de la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) a déraillé ce vendredi dans la matinée au niveau du quartier Tombo, situé non loin du port de Conakry, faisant deux blessés et un porté disparu, a-t-on appris sur place.

D’importants dégâts matériels ont été enregistrés suite à cet accident dont les causes seraient liées à la défectuosité du système de freinage du train.

Des recherches ont été lancées afin de retrouver Abdoulaye Diallo, assistant du conducteur, porté disparu lors de l’accident.

Les deux blessés ont été admis dans un hôpital pour y subir des soins, selon des témoignages glanés sur place.

Le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection Civile, Me Abdoul Kabèlè Camara, qui s’est rendu sur les lieux de l’accident, a exprimé ses regrets qu’un tel drame se soit produit vu la place de la CBK dans l'industrie minière de la Guinée.

A noter que la CBK est une filiale du géant minier russe rusal.

mondeguinee.com

L'Etat perd cinq millions de dollars par an pour des irrégularités dans la gestion de la fonction publique

Pour cause d'irrégularité dans la gestion du fichier de la fonction publique, l'Etat guinéen perd annuellement 43 milliards de francs guinéens, soit plus de 5 millions de dollars, a-t-on appris de source proche du ministère de la fonction publique.

Selon un rapport publié récemment par le ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l'administration de l'Etat, grâce aux multiples réformes engagées par le gouvernement guinéen pour assainir le fichier de la fonction publique, plusieurs cas d'anomalies de natures différentes ont été identifiés par les services techniques dudit ministère.

Ainsi, le rapport indique un effectif de 2.392 agents en position d'irrégularité avérée pour un salaire mensuel estimé en moyenne à 3.588.000.000 de francs guinéens, environ 43.056.000.000 de francs guinéens par an que l'Etat guinéen perdait.

Le recensement biométrique de tous les fonctionnaires de l'Etat guinéen suivis du contrôle des agents de l'Etat durant trois mois allant du 26 novembre 2015 au 26 janvier 2016, dans tous les services centraux et déconcentrés publics à travers le pays ont été des paramètres importants de la réforme de l'administration.

Pour y parvenir, près de 1.000 jeunes diplômés ont été recrutés et formés pour assurer l'office de contrôleurs administratifs dans la réalisation de cette opération. Ces jeunes diplômés ont été encadrés par 67 fonctionnaires qui ont joué le rôle de superviseurs.

Le contrôle a permis d'établir un diagnostic au cas par cas des anomalies du fichier de la fonction publique, avec 1.358 agents déclarés décédés en activité, 1.034 en abandon de poste, 1.857 absents au contrôle, et 511 atteints d'incapacité physique et/ou mentale pour remplir leurs fonctions.

Xinhua

La BID approuve un prêt de 56 million de dollars en faveur de la Guinée

Le conseil d'administration de la Banque islamique de développement (BID) vient d'approuver un prêt estimé à 56 millions de dollars en faveurs de la Guinée, a annoncé vendredi par voie de presse, le ministre guinéen du plan et de la coopération internationale Mme Kanny Diallo.

Cette enveloppe financière de la BID vise essentiellement à accompagner et à soutenir les stratégies du gouvernement guinéen dans le renforcement des structures sanitaires du pays.

Avec l'apparition de l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola de 2014 à 2015 et qui a fait plus de 2.500 morts en Guinée, la défaillance du système de santé guinéen a été mise à l'éclat du jour à travers des anomalies sans précédent.

Au mois d'août dernier, la représentation régionale de la BID basée à Dakar (Sénégal) a effectué une mission en Guinée dans le cadre de la revue des portefeuilles des projets financés par l'institution islamique en Guinée.

Au terme des entretiens entre les membres de la mission et le gouvernement guinéen, la BID a annoncé un financement de 260 millions de dollars pour une dizaine de projets de développement dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'énergie et des secteurs porteurs de croissances etc.

Depuis son adhésion au sein du groupe de la BID en 1975, la Guinée a bénéficié d'un investissement estimé à 600 millions de dollars.

Xinhua

Bolloré : la saga du port maudit de Conakry

Tout commence par un décret présidentiel. A la télévision publique guinéenne, d’une voix monocorde, la présentatrice vêtue d’un joli boubou turquoise annonce la résiliation de la concession portuaire confiée trois ans plus tôt à Getma, filiale de l’opérateur portuaire français Necotrans. Nous sommes le lundi 8 mars 2011. Le soir même, les locaux de la société française à Conakry sont investis par des militaires. Deux jours plus tard, le terminal à conteneurs du port de Conakry est confié au groupe Bolloré. L’opération a été rondement menée, mais la guerre entre les deux opérateurs portuaires français en Afrique n’est pas terminée et va réserver quelques surprises. Comme ces rebondissements, cinq ans plus tard, au détour d’une enquête de la justice française.

Arrivés un peu par hasard sur ce dossier de l’attribution du port de Conakry au groupe Bolloré, les juges ont procédé à plusieurs perquisitions sur un pan de l’empire de l’industriel breton. Loin des polémiques franco-françaises autour de la reprise en main de Canal Plus, la saga du port de Conakry soulève des questions qui fâchent, celles de soupçons de corruption et de favoritisme. Et avec elles, son cortège d’acteurs équivoques. Anciens ministres français devenus lobbyistes, grands avocats, communicants, agents des services de renseignement reconvertis dans le privé et autres hommes d’affaires proches de dirigeants africains. Avec eux, c’est aussi la bonne étoile du groupe Bolloré en Afrique qui pourrait être remise en cause.

La valse des « amis » du président

« Vincent [Bolloré], je le connais depuis quarante ans, lâche d’emblée Alpha Condé, chef de l’Etat guinéen, élu une première fois en décembre 2010, trois mois avant les faits, puis réélu en octobre 2015 dès le premier tour. Là, il est en Indonésie sinon je l’aurais appelé et on aurait dîné tous ensemble chez Laurent [restaurant gastronomique étoilé parisien] ».

Alpha Condé reçoit au printemps 2016 dans sa suite de l’hôtel Raphaël, à Paris. Costume, cravate et chaussons du palace aux pieds, il semble s’amuser des soupçons qui planent sur le port de Conakry depuis son fameux décret. « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres et je peux vous dire que plus personne ne voulait de Getma [Necotrans] qui n’a pas honoré ses engagements, dit-il. Depuis que je suis élu, le fils [de Patrick] Balkany m’a demandé un permis minier, d’autres Français m’ont demandé des faveurs, mais pas Bolloré dont le groupe travaille et développe le port de Conakry. »

Son amitié avec le magnat breton, forgée lors de son long exil d’opposant à Paris, a-t-elle influé sur sa décision ? « C’est un ami. Je privilégie les amis. Et alors ? », répond-il débonnaire, en s’esclaffant.

Dans cette affaire, Alpha Condé a pourtant eu à rompre des amitiés. Le chef d’Etat guinéen se souvient ainsi avoir éconduit l’un de ses « vieux copains », l’ancien bâtonnier de Paris, Maître Pierre-Olivier Sur, avec qui un dîner a été brutalement annulé, en 2011. Le président guinéen venait de réaliser que Me Sur était mandaté par Necotrans. Même sort réservé à l’ancien ministre délégué à la coopération, Pierre-André Wiltzer, qu’il connaît depuis « un demi-siècle », mais qui se trouve être membre du conseil d’administration de Necotrans.

La mémoire d’Alpha Condé a gardé la trace d’un autre émissaire, plus improbable : le général burkinabé Gilbert Diendéré. C’était la dernière carte de Necotrans. Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, influent et craint du Sahel aux côtes du Golfe de Guinée, avait dépêché à Conakry son fidèle chef d’état-major particulier pour intercéder en faveur de Necotrans, alors dirigé par Richard Talbot, lequel avait ses entrées à Ouagadougou au palais présidentiel du « beau Blaise ». « J’ai reçu Diendéré, se souvient M. Condé. Et lui ai dit la même chose qu’aux autres : je ne veux plus de Getma ».

Blaise Compaoré a été renversé en octobre 2014 par un soulèvement populaire. Le général Diendéré, qui a échoué dans une tentative de coup d’Etat militaire un an plus tard, est toujours incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée, à Ouagadougou. Et le groupe Bolloré est resté maître du port de Conakry. Alpha Condé se lève, tape dans le dos avec ses mains ornées de bagues et lâche : « Et puis écrivez ce que vous voulez, je n’en ai rien à faire ». Les anciens alliés devenus ennemis

Au bout de la route de la corniche qui borde les eaux grises du golfe de Guinée, le port autonome de Conakry se divise en deux parties. D’abord, le terminal à conteneurs, géré par le groupe Bolloré. Un espace propre, aseptisé et informatisé qui contraste avec le reste du port, où se croisent dockers et vendeurs à la sauvette. Les voitures et les camions qui circulent sans précautions dans ce capharnaüm portuaire ne s’aventurent pas dans l’enclave Bolloré. Ces deux mondes cohabitent mais ne se mélangent pas. Et, comme à Abidjan, Bolloré veille à conserver la très rentable activité « conteneurs » qui lui permet de maîtriser un secteur clé de l’économie guinéenne et de proposer ses services logistiques.

Le Monde

IFC prête 200 millions de dollars à la Compagnie des bauxites de Guinée

La Société financière internationale (IFC) a accordé un prêt de 200 millions de dollars au producteur guinéen de bauxite. Ce financement entre dans le cadre d'un vaste plan d'expansion d'une valeur de 1 milliard de dollars.

On en sait plus sur le financement du programme d’expansion de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Le producteur historique de bauxite guinéen, actif depuis les années 1970, avait annoncé en juin dernier avoir trouvé un accord de principe pour un financement de l’ordre d’un milliard de dollars, sans pour autant dévoiler l’identité des bailleurs de fonds impliqués dans ce projet.

D’après un communiqué publié le mercredi 7 septembre par la Société financière internationale (IFC, filiale du Groupe de la Banque mondiale), cette dernière a approuvé un prêt de 200 millions de dollars en faveur de la Compagnie des bauxites de Guinée.

Ce financement consiste en « un prêt de 135 millions de dollars sur fonds propres et un prêt de 65 millions de dollars de son programme Managed Co-Lending Portfolio Program [un mécanisme proche des prêts syndiqués mais dont la gestion est assurée directement par IFC, ndlr] ». Le financement approuvé par IFC porte une maturité de 15 ans.

Programme d’expansion

La CBG exploite une concession minière de 580 km2 à Sangarédi, dans l’ouest du pays, en production depuis 1973 et dont la validité court jusqu’à 2038. La compagne dispose également d’une autre concession de près de 2400 km2 valable jusqu’en 2040, qui n’a pas encore été exploitée.

Le plan d’expansion auquel contribue IFC vise à accroître les capacités de production de la CBG de 13,5 millions de tonnes par an à 18,5 millions de tonnes à l’horizon 2018.

Il vise à augmenter le taux d’extraction et la surface d’exploitation de la CBG à Sangaredi, et à accroître la capacité de la ligne ferroviaire de 120 km exploitée par l’entreprise minière ferrée, qui relie sa mine de bauxite et le port industriel de Kamsar sur la côte Atlantique (les capacités de ce dernier seront également accrues).

Jeune Afrique