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Guinée : Le régime d'Alpha Condé et ses immondices

L’image qu’offre la ville Conakry en ces temps est loin d’être celle d’une ville où il fait bon vivre. Le constat amère révèle à maints endroits de la capitale, la présence d’ordures et de tas d’immondices qui cohabitent avec les pauvres populations.

Triste spectacle que celui qu’offre Conakry et ses environs sans compter les problèmes de santé publique pour ne citer que ça, que peuvent engendrer cette irresponsable situation de la part des autorités.

Le régime d’Alpha Condé se tourne les pouces et se plait à observer le spectacle désolant et ignominieux que ses services ont pourtant charge de résoudre.

La problématique du nettoyage de la ville de Conakry reste visiblement une équation difficile de solution.

Ici, « c’est la Guinée », vous dira le premier interrogé sur cette honteuse situation.

Plutôt que de s’évertuer à trouver une solution pour débarrasser Conakry de ses immondices et permettre ainsi aux populations de vivre dans un environnement saint, Alpha Condé et son gouvernement qui arpentent ces chemins jonchés d’ordures, ont opté comme ils savent le faire, pour leur sport favori : ignorer le problème et laisser les pauvres populations humer la merde.

Pourtant, la gestion des ordures ne devrait pas être une équation aussi compliqué lorsqu’on sait que des services comme le SPTD ont pour rôle le nettoyage de la ville.

L’on est amené à se prononcer sur le manque pour ne pas dire l’absence de politique d’assainissement de Conakry.

Lorsqu’on ne sait pas s’y prendre, on s’inspire du modèle du voisin. A bon entendeur salut!

Tibou Diaby

Santé : Comment élaborer des objectifs et du plan stratégique 2017-2018 RECOSAC-Guinée

Objectif : partager et échanger sur le fonctionnement, la mission, la vision et les objectifs stratégiques du réseau avec les décideurs notamment, avec le gouvernement, les institutions nationales présentes en République de Guinée, les leaders religieux, responsables des structures sanitaires membres et de la Société civile.

Initié par l’ONG Sauvons l’Environnement Guinéen (SEG), grâce à l’appui technique et financier de l’institut allemand pour la Mission Médicale (DIFAEM), le projet consiste à faciliter le processus stratégique de mise en place d’un réseau confessionnel sanitaire Chrétien et Musulman de Guinée.

Au nom de l’institut allemand pour la Mission Médicale (DIFAEM), Mme Uté Papkalla, a réitéré la volonté de son institution à accompagner le gouvernement guinéen dans le cadre de l’amélioration du système de santé, en application de la recommandation de la mise en place du réseau confessionnel sanitaire chrétien et musulman.

De son côté, le représentant du Secrétariat Général aux affaires religieuses, Ment Talla, a salué l’initiative à cause de son caractère sacré pour l’amélioration de la santé publique en Guinée. Il a, par ailleurs, rassuré les organisateurs à l’implication effective des confessions religieuses dans l’action patriotique.

Ouvrant les travaux, la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE), Mme Sanaba Kaba a déclaré :

«Il est très difficile de faire la mise en œuvre des recommandations d’un forum. Et cela constitue un élément fondamental d’encouragement des partenaires techniques et financiers qui nous viennent souvent en aide dans la mise en œuvre de nos différents projets. Je souhaite que ces deux (2) jours de concertations vous amènent à des solutions adaptées, adéquates dans l’espoir de pouvoir contribuer à l’amélioration de notre système sanitaire. Dans un bref délai, nous allons nous retrouver pour la mise en œuvre de la seconde recommandation issue du forum ouvert les 22, 23 et 24 mars 2016 à Conakry…»

Pour mémoire, basée en Allemagne, l’institut allemand pour la Mission Médicale (DIFAEM), est une organisation internationale qui encourage les structures confessionnelles sanitaires dans bon nombre de pays africains.

Mamadouba Camara

Des sociétés suisses exportent des carburants toxiques en Afrique

Une enquête révèle que des sociétés suisses exportent des carburants toxiques en Afrique de l’Ouest. Avec des conséquences désastreuses pour la santé publique et l’environnement.

Depuis les ports d’Amsterdam, Rotterdam et Anvers, des dizaines de tankers prennent quotidiennement la route en direction du golfe de Guinée. Dans leurs cuves, des millions de litres d’essence et de diesel destinés à l’Afrique de l’Ouest. Mais ce que leurs utilisateurs ignorent, c’est que les géants suisses du négoce pétrolier —Trafigura, Vitol, Addax & Oryx Group (AOG) et Lynx Energy — leur réservent une recette spéciale.

Une enquête de l’ONG Public Eye (anciennement « La Déclaration de Berne ») révèle que ces carburants sont produits en mélangeant le pétrole avec diverses substances pétrochimiques bon marché. Une pratique interdite en Europe et aux États-Unis, mais légale en Afrique malgré sa toxicité. Après analyse dans un laboratoire indépendant, les carburants révèlent des teneurs en soufre jusqu’à 378 fois supérieures à celle autorisée en Europe. D’autres substances dangereuses, comme le benzène et des aromatiques polycliniques, ont également été détectées.

Pour Public Eye, cela ne fait aucun doute : ces carburants, que les initiés appellent « African quality fuel » (« carburant de qualité africaine »), sont directement responsables de la mauvaise qualité de l’air des pays d’Afrique de l’Ouest, et constituent « une bombe à retardement » sanitaire. Comme le souligne le rapport de l’ONG, les études de l’International Council on Clean Transportation (ICCT) prévoient ainsi que « la pollution de l’air liée au trafic routier causera, en 2030, trois fois plus de décès prématurés en Afrique qu’en Europe, aux Etats-Unis et au Japon réunis ».

Olivier Liffran

Alpha Condé encore à l'Elysée

Le Président Alpha Condé était à l'Elysée pour une séance de travail avec le Président François Hollande.

Le Président Alpha Condé s'est entretenu avec son homologue François Hollande à Paris aujourd'hui. Les échanges ont porté autour de la mise en application de l’Accord de Paris adopté lors de la COP21 et en particulier l’avancement de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables.

Le Président Hollande a confirmé que la France investirait bien, à titre bilatéral, 2 milliards d’euros dans les énergies renouvelables en Afrique avant 2020, comme il s’y était engagé le 1er décembre dernier.

Les deux Chefs d'Etats ont également partagé leur analyse sur la situation sécuritaire au Sahel et en particulier réaffirmé leur soutien et leur engagement au sein de la mission des Nations Unies au Mali.

Elysée.fr

Italie : une nappe de pétrole suscite les craintes à Gênes et sur la Côté d'Azur

La fuite d'un oléoduc au nord de Gênes en Italie fait planer la menace d'une marée noire dans la région et sur la Côte d'Azur en France. Mais les autorités italiennes et françaises se veulent rassurantes et écartent l'idée d'une nouvelle pollution.

Vers une nouvelle marée noire? Une nappe de pétrole de quelque deux kilomètres de long et 500 mètres de large menace la côte italienne vers Gênes mais aussi la Côte d'Azur en France, ont indiqué samedi les autorités italiennes. Le pétrole provient selon selon le maire de Gênes d'une raffinerie au nord de Gênes.

Le weekend dernier, la fuite d'un oléoduc a déversé de grandes quantités de brut dans un torrent voisin. Les responsables italiens se veulent toutefois rassurants, estimant que le risque d'une nouvelle pollution est écarté. Un avis partagé par la préfecture de Toulon, interrogée par BFM TV, ce dimanche.

L'Express

Ségolène Royal attendue à Conakry vendredi

Ségolène Royal, ministre française de l’Environnement et de l’Energie, présidente de la COP 21, a entrepris une tournée en Afrique qui la mènera, entre autres pays, en Guinée où elle est attendue vendredi, a-t-on appris de source officielle.Mme Royal a débuté, depuis mardi, cette tournée africaine par l'Egypte. Elle fera ensuite escale en Ethiopie, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Sénégal.

Ce voyage sera axé essentiellement sur « le développement des énergies renouvelables, l’adaptation aux changements climatiques et la mobilisation des chefs d’à‰tat africains. »

Une mobilisation est prévue dans le cadre des projets d’adaptation au changement climatique et la préparation de la cérémonie de signature de l’accord de Paris le 22 avril à New York.

APA

COP21 : lac Tchad et accès à l’électricité au cœur des préoccupations du sommet Afrique

François Hollande a réuni mardi matin une douzaine de chefs d’État africains pour un sommet consacré aux défis immédiats du continent face au changement climatique. L’occasion de rappeler les inquiétudes de l'Afrique, et d’appeler aux financements.

Le lac Tchad fait vivre plus de 50 millions de personnes mais sa surface s’est réduite de 90% ces dernières décennies. Présenté comme l’un des trois thèmes de cette matinée de rencontres, le phénomène a occupé une grande partie des interventions des chefs d’État, réunis à l’invitation de la présidence française sur le site du Bourget où se tient depuis lundi 30 novembre le sommet mondial sur le climat.

«Nous assistons à un désastre majeur, a déploré Mahamadou Issoufou, président du Niger. Le lac Tchad risque de connaitre le même sort que la mer d’Aral, c’est-à-dire une disparition complète. » Comme lui, les présidents des pays frontaliers ont appelé la communauté internationale à réagir rapidement pour trouver une solution à ce phénomène connu de longue date, qui participe à la déstabilisation de la région et, en aggravant la pauvreté, favorise l’implantation de Boko Haram.

La communauté internationale ne doit pas avoir peur des chiffres mais aller vers un investissement concret

«À toutes les rencontres sur le climat depuis 20 ans ce dossier a été évoqué», a rappelé le président du Tchad Idriss Deby. «Et je ne pas suis sûr qu’aujourd’hui nous allons trouver des oreilles attentives ou du moins des actions concrètes. La communauté internationale ne doit pas avoir peur des chiffres mais aller vers un investissement concret », a conclu le président tchadien, salué par François Hollande pour cet appel « très clair » aux financements.

Un appui technique de la Banque mondiale

À l’issue des prises de paroles, la Banque mondiale a annoncé un appui technique à la commission du lac Tchad pour apporter son aide à la préparation des dossiers de financements liés à la région ainsi qu’une réorientation des plans nationaux d’aides des pays frontaliers. Mais l’essentiel des annonces sont venues de la France, qui préside la COP21 et tient à un accord ambitieux sur le climat. Elle a annoncé son intention de tripler ses engagements en faveur de la lutte contre la désertification pour atteindre en 2020 une aide bilatérale de 1 milliard d’euros par an (contre environ 300 millions d’euros aujourd’hui). Des financements qui participeront à la protection du lac Tchad, mais également au développement de la « muraille verte », indique l’Élysée.

Cette initiative vise à former une bande de végétation reliant le Sénégal à l’Éthiopie pour bloquer l’avancée du désert, qui empiète sur les terres cultivables. Lancée il y a plusieurs années, elle n’a pour l’instant que très peu avancé. « Le Sénégal a réalisé 175 km de reboisement, soit 40 000 hectares, a déclaré Macky Sall, appelant à un sursaut dans ce projet de la part des autres pays. « C’est un exercice de terrain, une initiative qui contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il nous faut avant de quitter Paris savoir concrètement ce que la communauté internationale va mettre pour ce projet. »

Deux milliards pour les énergies vertes

Les chefs d’État ont également plaidé pour l’accès de leur population à l’électricité. Un enjeu double : offrir les conditions du développement économique mais aussi lutter contre la déforestation. « Aujourd’hui, la forêt, mes concitoyens en ont besoin pour cuisiner », a souligné le président Ghanéen, John Dramani Mahama, rappelant que son pays est passé depuis l’indépendance de plus de 8 millions d’hectares de forêt à moins de 2 millions. Sur ce thème, le troisième de la matinée, la Banque Mondiale a annoncé 2,2 milliards de dollars supplémentaires. François Hollande a de son côté déclaré que « 6 milliards d’euros au total seront consacrés par l’AFD entre 2016 et 2020 au développement de l’électricité en Afrique, dont 2 milliards dédiés aux énergies renouvelables, soit une hausse de 50% par rapport aux cinq dernières années ».

Jeune Afrique

Communiqué du Ministère des Mines - Accord sur une révision du calendrier des étapes du projet

Les partenaires du projet Simandou Sud s’accordent sur une révision du calendrier des étapes du projet et réaffirment leur engagement commun pour accélérer son avancement.

Pékin – Le 13 novembre 2015, les partenaires du projet de minerai de fer de classe mondiale en Guinée, Simandou Sud, ont conclu le processus d’évaluation prévu sous les auspices du Cadre d’Investissement lancé fin juin. Ils se sont accordés sur un calendrier révisé des étapes clés et sur des mesures pour accélérer la livraison des Études de Faisabilité bancable (EFB) pour la mine et les infrastructures, ainsi que des activités facilitatrices de l’État pour l'investissement et la construction. Celles-ci sont en effet des catalyseurs essentiels autant pour la formation d’un consortium pour les infrastructures que pour le financement du projet.

Le Gouvernement de Guinée, Rio Tinto, un consortium d’investisseurs chinois dirigé par Aluminum Corporation of China (Chinalco) et la Société Financière Internationale (SFI) ont examiné l’avancement et le processus pour compléter les EFB et les Activités facilitatrices de l’État, dont notamment les facteurs et circonstances qui ont impactés le projet depuis l’entrée en vigueur du Cadre d’Investissement.

Les partenaires ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour trouver des solutions crédibles afin de redonner un élan au projet.

Des premières versions des EFB pour la mine et les infrastructures (rail et port) sont attendues pour décembre 2015, avant la livraison des versions finales et des activités facilitatrices de l’État à la date révisée pour la sélection d’un consortium pour les infrastructures en mai 2016.

Le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, Monsieur Kerfalla Yansané,a déclaré que Simandou Sud est un projet transformationnel pour la Guinée. Toutes les parties doivent se conformer à leurs engagements respectifs. Le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé et notre Gouvernement sommes pleinement engagés à créer un climat d’investissement positif et à jouer leur rôle pour l’avancement du projet ».

Monsieur Alain Davies, Chef de la Direction de Rio Tinto Diamants et Minéraux a dit : « Cet accord représente une étape importante dans le cadre du projet et établit un calendrier clair pour la livraison des Études de Faisabilité bancable et des activités facilitatrices de l’État ».

Monsieur Liu Caiming, Vice-Président de Chinalco a pour sa part affirmé : “Simandou est une ressource de classe mondiale. Nous sommes convaincus que le soutien du Gouvernement de Guinée permettra à tous ses actionnaires de donner un excellent exemple pour d’autres grands projets miniers, en fournissant au peuple Guinéen des bénéfices importants, aux investisseurs des rendements solides, et un résultat gagnant-gagnant pour toutes les parties”.

Pour Madame Namrata Thapar, Responsable Mondiale de la SFI pour le secteur minier, « La SFI en tant que membre du Groupe de la Banque mondiale, reste déterminée à soutenir Simandou Sud, un projet transformationnel qui a le potentiel d’offrir des avantages considérables pour la Guinée et sa population ».

Les partenaires du projet ont également convenu de mettre en œuvre un contrôle plus strict de l'avancement du projet, avec des calendriers détaillés et des étapes intermédiaires fournissant la base pour un meilleur suivi des activités afin de réduire tout risque de retard.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Notre-Dame-des-Landes: les zadistes manifesteront à Paris lors de la COP 21

Après l’annonce vendredi d’une reprise des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par la préfecture de Loire-Atlantique, les zadistes qui occupent la zone ont fait savoir qu’ils prendront la direction de Paris en tracteur le 21 novembre prochain, pour manifester lors de la COP21.

L’appel d’offre pour des travaux de "débroussaillage, de rétablissement d'accès et de clôtures de la desserte routière de l'aéroport du grand ouest à Nantes", annoncé lundi par Manuel Valls, est "un signe de plus" de la volonté du gouvernement "de passer en force", dénoncent les zadistes dans un communiqué publié vendredi soir, que BFMTV.com a pu consulter.

"Une série de nouvelles mobilisations"

"Nous tenons à rappeler notre détermination à empêcher toute tentative de démarrage des travaux ou d'expulsion de la zad", poursuivent les opposants au projet d’aéroport. "Dans ce contexte, nous lançons une série de nouvelles mobilisations avec l'ensemble du mouvement anti-aéroport", préviennent-ils avant d’ironiser: "Nous souhaitons bien du courage à toutes les entreprises gagnantes de l'appel d'offre".

Entre 100 et 300 zadistes sont installés sur place, rejoints à chaque tentative d'intervention par une opposition "institutionnelle" d'agriculteurs proches de la Confédération paysanne, d'élus écologistes. Quelque 200 comités anti-"NDDL" ont essaimé dans toute la France en 2012.

BFMTV

110 États adoptent un « agenda pour la protection » des déplacés environnementaux

A huit semaines de la Conférence internationale sur le climat à Paris, c’est un « pas essentiel », qui vient d’être fait à l’égard des migrants environnementaux, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mardi 13 octobre, 110 États, réunis à Genève, ont adopté un « agenda pour la protection des personnes déplacées au-delà des frontières en contexte de catastrophes et du changement climatique ».

L’adoption de ce texte est l’aboutissement de l’initiative Nansen, lancée en octobre 2012 par la Norvège et la Suisse, pour combler le vide juridique autour du statut de ces migrants victimes des dérèglements climatiques. Une initiative qui doit son nom au norvégien Fridtjof Nansen qui fut le premier haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

Sécheresse, inondations, ouragans, tremblements de terre, érosion des côtes… : selon l’International Displacement Monitoring Center (IDMC), entre 2008 et 2014, les catastrophes naturelles ont déplacé 166 millions de personnes, soit en moyenne chaque année 27,5 millions. Si un grand nombre d’entre elles trouve refuge dans leur propre pays, certaines doivent partir à l’étranger. Or ces dernières ne bénéficient d’aucune protection juridique internationale. Elles ne sont en effet pas protégées par la convention de Genève de 1951. Il y a trois semaines, Ioane Teitiota était ainsi expulsé de Nouvelle-Zélande. Originaire des Kiribati, archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, celui-ci y avait demandé l’asile. Mais les autorités néo-zélandaises ont estimé que lui et sa famille ne répondaient pas au statut de réfugiés. La convention de Genève garantit seulement une protection aux personnes « craignant avec raison d’être persécutées du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques ».

Combler un vide juridique

Cherchant à combler ce vide juridique, le texte adopté mardi à Genève ne définit pas en tant que tels de nouveaux standards légaux. Il se veut le résultat d’un consensus entre gouvernements sur la meilleure manière d’assister et de protéger les personnes victimes de catastrophes et contraintes de quitter leur pays.

L’initiative Nansen a en effet débuté par une série de réunions consultatives régionales et sous-régionales dans les territoires qui sont ou pourraient être particulièrement affectés par les déplacements transfrontaliers dus à des catastrophes, dont le Pacifique sud, l’Amérique centrale et la Corne de l’Afrique. Ces réunions ont rassemblé des représentants des États sujets à des catastrophes et des pays de destination, mais aussi des populations touchées et des ONG.

Tout en édictant quelques grands principes à respecter (apport d’une aide répondant aux besoins essentiels des individus, garantie du droit à l’intégrité personnelle et à l’unité familiale, garantie des droits de l’enfant, etc.), l’« agenda de protection » formule des recommandations précises concernant par exemple l’état civil et les diplômes des personnes, dont les papiers peuvent avoir été égarés. Et il identifie les pratiques et les outils les mieux adaptés à leur protection ainsi que des mécanismes pertinents de coopération entre États d’une même région. Il s’agit de renforcer les mesures préventives en établissant à l’échelle d’une région à risque des scénarios d’urgence pour les cas de catastrophe et en planifiant la relocalisation des populations qui seraient affectées ; à accorder des visas de circulation des personnes venant des pays touchés par une catastrophe ; à octroyer des permis de séjour temporaire voire ensuite permanent lorsque le retour dans le pays d’origine est impossible ; enfin, à élaborer des mesures pour maintenir les liens familiaux et culturels.

A l’instar des pays voisins de la Somalie, qui fut touchée par une sévère sécheresse en 2010 et 2011, ou encore du Canada et du Brésil avec les Haïtiens après le tremblement de terre de 2010, « une cinquantaine d’États ont déjà été confrontés à l’arrivée sur leur territoire de personnes victimes de catastrophes et ont organisé leur accueil ne serait-ce que temporaire », souligne Philippe Leclerc, représentant en France du HCR, partie prenante de l’initiative Nansen avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces réponses doivent et peuvent être mieux utilisées et généralisées. »

Première initiative intergouvernementale

Cet agenda n’est pas un traité et n’a aucune valeur contraignante. Il rassemble des expériences pratiques efficaces, dont l’application dépendra de la bonne volonté des États. « La force de l’initiative Nansen est d’avoir organisé ces réunions afin de prendre en compte ce que les États sont prêts à faire », relève cependant François Gemenne, chercheur en sciences politiques et spécialiste des migrations environnementales, soulignant qu’il s’agit là de la « première initiative intergouvernementale pour mieux protéger ceux qui sont déplacés par des catastrophes ». « C’est essentiel, insiste le chercheur. Quand on voit comment est aujourd’hui appliquée la Convention de Genève dont tout le monde se fiche dans un contexte de crispation sur les migrations, mieux vaut un droit qui s’appuie sur la bonne volonté des États. » « Cette approche portée par les États, ascendante et non contraignante, a plus de chance d’être mise en œuvre qu’une Convention qui serait le résultat du plus petit dénominateur commun », appuie Philippe Leclerc.

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4 pays ouest-africains parmi les 10 pays au monde les plus touchés par la déforestation (rapport)

(Agence Ecofin) - La déforestation gagne du terrain en Afrique de l’ouest. C’est ce qu’a révélé le rapport Global Forest Watch pour l’année 2014 du World Resources Institute (WRI).

Selon l’institut américain, dont le constat est rapporté par Commodafrica, les espaces déboisés dans cette région du monde seraient équivalents au double de la superficie du Portugal.

Quatre Etats de la région poussent plus loin la contre-performance en se classant parmi les dix pays ayant enregistré les taux de déforestation les plus élevés de la planète en 2014. D’après les analystes, la poussée enregistrée par la déforestation en Guinée, en Guinée-Bissau, en Sierra-Leone et au Liberia, s’explique essentiellement par la culture du palmier à huile.

Bien qu’étant traditionnellement producteur d’huile de palme, ces pays connaissent une rapide expansion de la culture du palmier. Selon WRI, outre le déboisement, cette activité est également source de conflits entre les compagnies productrices de la denrée et les populations habitant dans les régions abritant ces exploitations en raison des spoliations foncières dont ces populations sont victimes.

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MEEF - Description du Programme Septennal de gestion durable du (REGARD) RÉSEAU GUINÉEN DES AIRES PROTÉGÉES.

 La République de Guinée avec plus de 1.100 cours d’eau répartis dans 23 bassins fluviaux, dont 14 internationaux est appelée « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Les populations humaines en aval restent tributaires des eaux, des biens et services fournis par les écosystèmes que drainent les fleuves Niger (3ième fleuve d’Afrique), Gambie, Sénégal, Falémé, Kolenté, Sankarani, Fié, Makona, entre autres. Le pays dispose d’un potentiel immense en ressources biologiques et abrite ainsi avec ses pays limitrophes, des sites transfrontaliers internationaux avec des écosystèmes qui sont les moins dégradés de l’Afrique de l’Ouest. Pays côtier situé sur la côte atlantique de l’Afrique de l'Ouest, la Guinée est située à mi-chemin entre l’Équateur et le Tropique du Cancer (7°30 et 12°30 de latitude Nord et 7°30 et 15°10 de longitude Ouest). Quatre ensembles naturels composent le territoire national qui s'étend sur 245 857 km2. - La plaine côtière et son arrière-pays constituent la basse Guinée, ou Guinée Maritime ; - La moyenne Guinée, où se trouve le Fouta-Djalon, est formée de massifs rocheux montagneux usés par l'érosion, séparés par de profondes vallées constitue le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ; - La haute Guinée qui couvre le haut bassin du fleuve Niger, vaste cuvette de convergence hydrographique où les altitudes des plaines et des bas plateaux savanicoles, parsemés de légères ondulations, dépassent rarement 500 m ; - La Guinée forestière, au sud-est, est une région de montagnes qui englobe divers massifs de la Dorsale guinéenne, dont les Monts Nimba, le Simandou et le Darou. La Guinée abrite un patrimoine unique en terme de biodiversité en Afrique de l'Ouest, notamment dans ses reliques de forêts denses humides classées comme des zones de haute biodiversité (hotspot) par Conservation International, et comme l’une des 200 écorégions les plus remarquables en terme d’habitats au niveau mondial, du point de vue de l’endémisme et de la richesse en espèces par le World Wide Fund for Nature (WWF). La Guinée dispose actuellement d’un système national d’aires protégées couvrant les écosystèmes : i) terrestres, ii) côtiers, marins, iii) insulaires et iv) d’eau douce. Les principaux problèmes / contraintes à lever par le programme ont été identifiés et classés par ordre de priorité par le groupe de travail organisé par le WWF et l’Office Guinéen de la Diversité biologique et des Aires Protégées en juin 2011 à Conakry et par les évaluations de l’efficacité de gestion des sites et du système national d’aires protégées avec l’appui de l’UICN et du FEM, de 2009 à 2011. Les principaux problèmes / contraintes identifiés sont les suivants : - Faible représentativité de certaines catégories d’écosystèmes dans le réseau (côtiers, marins, dulçaquicoles notamment) ; - Pertes d’habitats et érosion des ressources biologiques ; - Faiblesse de l’efficacité de gestion des sites et du réseau national ; - Faible utilisation des résultats des évaluations dans le processus de gestion des aires protégées et des zones à haute biodiversité ; - Insuffisance de moyens (matériels, financiers) ; - Insuffisance de personnel qualifié et difficiles conditions de vie et de travail des cadres et agents des aires protégées ; - Faible implication des communautés locales ; - Faible intégration de la gestion durable des aires protégées et des zones à haute biodiversité dans les politiques nationales de développement (notamment réduction de la pauvreté, industries extractives, lutte contre les changements climatiques, aménagement du territoire entre autres). La 10ème Conférence des Parties à la CDB tenue à Nagoya en octobre 2010 a abouti à la conclusion selon laquelle les taux de couverture en aires protégées et l’inversion des pertes en diversité biologique n’ont pas été satisfaisants à l’échelle internationale. C’est la raison pour laquelle le plan stratégique et les objectifs d’Aichi ont été négociés avec l’ensemble des Parties pour couvrir la période 2011-2020 et permettre d’améliorer significativement l’état de conservation de la biodiversité. En vue d’atteindre ces objectifs, la Guinée s’est engagée à couvrir 25% de son territoire national d’aires protégées représentatifs des différents écosystèmes du pays, ce qui devrait conduire à la création de nouvelles aires protégées dans les hotspots et à l’amélioration de l’efficacité de gestion non seulement du réseau national d’aires protégées, mais aussi des sites à haute biodiversité. Ce programme est une réponse à l’expression des besoins nationaux en matière de conservation et s’inscrit dans la stratégie nationale de la diversité biologique (en cours d’actualisation) conformément aux recommandations d’Aichi. Il vient principalement en appui aux gestionnaires des aires protégées, aux zones de haute biodiversité et aux communautés locales riveraines. Les partenaires qui interviendront dans sa mise en œuvre seront les directions techniques, les collectivités locales, les ONG, les organisations professionnelles, les centres de recherches, les consortiums miniers, les universités et les organisations internationales actives dans la gestion des aires protégées et les zones à haute biodiversité de la Guinée. Un partenariat sera noué avec les différents projets actifs dans la sphère d’intervention du programme. L’organigramme du programme sera constitué : d’un comité de pilotage, d’un comité technique et scientifique, d’une unité de gestion, d’un chef d’unité opérationnelle dans chaque zone à haute biodiversité et aire protégée impliquée. Le suivi des performances se fera à deux niveaux : au niveau de la gestion globale du projet et au niveau de la mise en œuvre technique du projet. En ce qui concerne la gestion globale du projet, les indicateurs qui seront suivis sont entre autres: le taux de réalisation des activités (nombre d’activités réalisées/nombre d’activités planifiées), le taux d’atteinte des indicateurs (nombre d’indicateurs atteints/nombre d’indicateurs planifiés), le taux d’exécution financière (montant dépensé/budget planifié), le taux de couverture en aires protégées (taux atteints / taux de référence, le taux de décaissement (montant des absorptions financières/montants alloués. En ce qui concerne sa mise en œuvre technique, le suivi du programme se fera à travers des événements formels (visites de terrain), mais aussi à travers des méthodes de suivi-évaluation participatif.

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ONG Sauvons l’Environnement Guinéen

 L’ONG SEG est créée suite à un constat alarmant de la dégradation poussée de l’Environnement Guinéen, Nous avons commencé notre activité, il y a de cela quelques années avant d’obtenir notre agrément, elle regroupe en son sein, des spécialistes en Environnement, des Écologistes, des Juristes, des Économistes, autres catégories socioprofessionnelles et des passionnés de la nature. "Sauvons l’Environnement Guinéen" n’est pas un simple mot, ni un slogan mais un combat de tous les jours pour la protection et la sauvegarde des zones côtières, de l’écosystème, des faunes, des flores en République de Guinée car, pour gagner le pari de sauvegarder de l’environnement, le combat passe nécessairement par la lutte contre le changement Climatique, l’information/Formation, la sensibilisation, l’éducation, le transfert de technologies, la promotion de l’agriculture biologique, de l’Écotourisme, de la Gouvernance Environnementale et de la participation active des femmes à la protection de l’Environnement. OBJECTIF GÉNÉRAL D'entreprendre toutes activités d'ordre juridique et biologique propre à assurer la protection et la survie des faunes et des flores… Article 9 : OBJECTIFS SPÉCIFIQUES La recherche à travers, les inventaires, la génétique, l'éthologie et l'écologie des espèces en voie de disparition en particulier, des primates en général et des forêts; La conservation à travers la formation des gestionnaires; la conception et la mise en œuvre des plans de gestion; la gestion d'exploitation forestière durable ; L'éducation environnementale à travers des théâtres professionnels et amateurs, des publications; des leçons aux écoliers et des clubs d'échanges scolaires; La sensibilisation de la population rurale par les animateurs de l'ONG; Le transfert de technologies et l'appui au développement communautaire; L'élaboration et la gestion des projets de gestion des ressources naturelles; Le renforcement des capacités techniques, scientifiques et organisationnelles des acteurs du développement; La participation des femmes à la formulation, la planification et l'exécution des politiques de développement durable; Promouvoir une active participation des femmes à tous les niveaux de la gestion de l'environnement; DOMAINE D'INTERVENTION: V L'information, la sensibilisation et l'éducation environnementale; v La gestion durable des écosystèmes; v Le reboisement ; v La protection des aires protégées, v La protection et la lutte contre la consommation abusive des viandes de brousse; v La gestion environnementale, le recyclage de déchet; v Le transfert des technologies et l'appui au développement communautaire; v L'élaboration et la gestion des projets de gestion des ressources naturelles; v Le renforcement des capacités techniques, scientifiques et organisationnelles des acteurs du développement; v La participation des femmes à la formulation, la planification et l'exécution des politiques environnementales; v Faire participer activement les femmes à tous les niveaux de prise de décisions concernant l'environnement et d'intégrer une perspective sexo spécifique dans toutes les stratégies en faveur du développement durable ; v Promouvoir l’Écotourisme ; v La promotion de la bonne gouvernance environnementale ; v Promouvoir l’agriculture écologique ; v L’appui des Jeunes et Femmes en milieu rural pour la valorisation des activités agricoles afin de contribuer à la réduction de la pauvreté et améliorer l’autosuffisance alimentaire en milieu rural. Zone d'intervention: Sur toute l'étendue du territoire de la République de Guinée.

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