mondeguinee.com
 

Migrations : les diasporas dénoncent l’attitude des Etats africains

L’avalanche de réactions se poursuit suite aux images, diffusées par CNN, de personnes vendues comme esclaves en Libye. Le Niger a ainsi demandé que la question migratoire soit débattue lors du sommet Union européenne-Union africaine qui se tiendra les 29 et 30 novembre prochains à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Des voix s'élèvent également chez les diasporas africaines d'Europe pour que les dirigeants africains protègent leurs ressortissants et fassent mieux que de négocier des enveloppes d'aide au développement.

« Dans la région de Kayes, les centres de santé, les écoles… c'est la diaspora qui fait tout », peste Toudo Traoré, président de l'Union des Maliens de Montreuil. Son association finance des projets de développement vers le village de Kirané Kaniaga.

Les montants envoyés par les migrants en Afrique sont colossaux. Ils ont atteint 30 milliards d'euros l'année dernière, rien que pour l'Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale.

A côté de cela, les 4 milliards d'aide au développement, promis par l'Union européenne lors de son premier sommet avec l'Union africaine à La Valette en 2015 pour limiter l'immigration, semblent anecdotiques.

RFI

Guinée : retour au calme, le parquet demande l'arrêt de la grève dans l'éducation

Le parquet guinéen a demandé mercredi à des syndicalistes de l'enseignement d'arrêter leur mouvement de grève lancé le 13 novembre, émaillé de manifestations violentes qui ont fait deux morts cette semaine, a-t-on appris auprès des intéressés.

Le calme était revenu mercredi dans les rues de la capitale, Conakry, a constaté un correspondant de l'AFP, après deux jours de heurts entre jeunes manifestants et forces de l'ordre, qui ont coûté la vie à deux adolescents, lundi et mardi.

Quatre responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), à l'origine de cette grève illimitée, relâchés lundi soir après deux jours de détention, ont été présentés mercredi devant le procureur du tribunal de première instance de Kaloum (centre de Conakry).

Le procureur "nous a reçus, il nous a dit: +En fin de compte, rentrez chez vous, je compte sur vous pour continuer les négociations et mettre un terme à cette grève qui n'a que trop duré+", a déclaré à la presse leur avocat, Salifou Béavogui.

"Il nous a demandé de revenir lundi prochain afin qu'on discute encore, et c'est ce que nous allons faire, parce que mes clients ne peuvent pas être au tribunal et négocier sur le terrain pour ramener le calme", a ajouté Me Béavogui.

Le ministre de la Justice, Cheick Sako, a dénoncé mardi une grève "sauvage" car lancée sans respect du préavis prévu par la loi.

"Nous nous battons pour l'amélioration de nos conditions de vie, ce qui n'est pas un crime", a réaffirmé mercredi le porte-parole des syndicalistes, Aboubacar Kaba.

"Nous sommes des syndicalistes et notre action est garantie par la Constitution, qu'il dise ce qu'il veut", a dit M. Kaba, en réponse aux propos du ministre.

"Le combat continue jusqu'à la satisfaction totale de nos revendications" salariales, a-t-il assuré, estimant que le syndicat n'était "pour rien" dans les violences. "Nous avons simplement demandé aux enseignants de rester chez eux, nous ne gérons pas les élèves, c'est aux parents et au gouvernement de prendre leurs responsabilités", a-t-il dit.

En février, huit personnes avaient été tuées en Guinée, dont plusieurs par balles, lors des manifestations liées à une grève des enseignants.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement le lourd bilan de victimes lors des manifestations politiques ou sociales dans le pays.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement le lourd bilan de victimes lors des manifestations politiques ou sociales dans le pays.

AFP

Guinée : un deuxième jeune tué en 24H lors de manifestations

Un adolescent guinéen, le deuxième en 24 heures, a été tué mardi à Conakry lors d'affrontements avec les forces de l'ordre en marge de manifestations dénonçant la situation dans l'éducation, a-t-on appris de sources concordantes.

Saifoulaye Bah, un apprenti ferrailleur âgé de 15 ans, a été tué "par balle par un membre des forces de l'ordre" dans le quartier de Cosa, dans la banlieue de la capitale guinéenne, a expliqué un à l'AFP un témoin ayant souhaité conserver l'anonymat.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la gendarmerie, le colonel Alpha Barry, a "confirmé un mort", affirmant néanmoins que ce n'était "pas le fait des gendarmes", pas présents dans ce quartier selon lui.

Un porte-parole de la police interrogé par l'AFP a admis que le jeune homme avait "reçu un projectile dans le dos", sans donner plus de détails.

Les affrontements entre jeunes manifestants et forces de l'ordre se poursuivaient mardi dans plusieurs quartiers de Conakry, au lendemain du décès d'un jeune de 17 ans, également tué par les balles de policiers, selon sa famille et un membre de la Croix-Rouge.

Des centaines de jeunes, scolarisés ou non, ont brûlé des pneus, renversé des poubelles et affronté les forces de l'ordre à l'aide de pierres et de frondes.

Celles-ci ont fait usage également de pierres, ainsi que de gaz lacrymogènes, et effectué des tirs de sommation en l'air, selon des témoins.

En fin d'après-midi, plusieurs quartiers étaient interdits d'accès, a constaté un correspondant de l'AFP.

Plus tôt dans la journée, des journalistes ont dénombré au moins 15 manifestants blessés, dont six dans le quartier de Hamdallaye et quatre dans celui de Bambéto, deux banlieues de Conakry.

Certains manifestants étaient touchés à la tête, aux pieds ou encore au dos, selon le correspondant de l'AFP.

"J'ai reçu un caillou sur la tête, jeté par un agent que je peux identifier", a expliqué un lycéen, Alimou Dramé, qui a dit avoir craint pour sa vie.

"J'ai reçu un caillou sur la tête, jeté par un agent que je peux identifier", a expliqué un lycéen, Alimou Dramé, qui a dit avoir craint pour sa vie.

Les grévistes, soutenus par les élèves, exigent l'application totale du statut particulier de l'Education, qui prévoit une augmentation de l'indice et des salaires obtenus sous le général Lansana Conté (1984-2008), confirmés en septembre 2016 lors des négociations entre gouvernement et syndicats de l'éducation.

En février, huit personnes avaient été tuées, dont plusieurs par balles, lors des manifestations liées à une grève des enseignants.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement le lourd bilan de victimes lors des manifestations politiques ou sociales en Guinée.

AFP

Guinée : des centaines de journalistes manifestent contre des violences de gendarmes

Plusieurs centaines de journalistes ont manifesté mardi à Conakry pour protester contre des violences faites à une dizaine de leurs confrères la semaine dernière par des gendarmes et dénoncer le manque de soutien de leur instance de tutelle, a constaté un correspondant de l'AFP.

Une dizaine de journalistes guinéens qui soutenaient un confrère en garde à vue avaient été blessés le 31 octobre par des gendarmes, qui avaient détruit leur matériel.

Ces journalistes, blessés dans la cour d'une gendarmerie, soutenaient le directeur du groupe privé de radio et télévision Gangan, Abdoubacar Camara, en garde à vue pour être interrogé sur des rumeurs évoquant le décès du président guinéen Alpha Condé qu'auraient relayées son groupe de presse.

Mardi, entre 450 et 500 journalistes, selon l'estimation du correspondant de l'AFP, tant de la presse privée que publique, sont descendus dans les rues de Kaloum, le quartier administratif et des affaires de la capitale Conakry.

Les associations de journalistes présentes ont annoncé mardi leur intention de porter plainte contre les gendarmes pour "coups et blessures volontaires, destructions délibérée de biens appartenant à autrui et brigandage".

Lors de cette marche, dite "de la colère", les manifestants ont également protesté avec véhémence contre la Haute autorité de la communication (HAC), scandant des slogans hostiles envers sa présidente, Martine Condé, accusée "d'indifférence" et d'"arrogance" face aux menaces pesant sur les journalistes.

"La presse privée guinéenne a consenti d'énormes sacrifices pour être efficace et performante malgré d'énormes difficultés d'ordre matériels, logistiques et financiers", ont indiqué dans une déclaration commune, lue aux manifestants, huit associations de journalistes.

"Force est de constater que ce sacrifice ne bénéficie point du soutien de la HAC", ajoute le texte, en dénonçant le "manque de solidarité de cette institution lors de la bastonnade des journalistes par une horde de gendarmes".

AFP

Kenya : la présidentielle aura bien lieu le 26 octobre

Le scrutin présidentiel au Kenya aura bien lieu. La commission électorale l'a annoncé mercredi soir par communiqué, à l'issue d'une réunion consacrée à ce sujet. Cette annonce intervient au lendemain du retrait du chef de file de l'opposition de l'élection prévue le 26 octobre. Un nouveau rebondissement dans ce feuilleton politique.

L'élection inclura les huit candidats ayant participé au premier scrutin le 8 août dernier. Scrutin qui avait été invalidé par la Cour suprême du Kenya, en raison d'irrégularités.

Les six candidats malheureux qui réclamaient de pouvoir participer à l'élection du 26 octobre ont donc obtenu gain de cause.

Raila Odinga est lui aussi invité à participer à ce scrutin. Cela signifie que la commission électorale ne tient pas compte de son retrait invoquant le fait que l'opposant n'a pas fourni le bon formulaire. Raila Odinga avait pourtant expliqué qu'il ne participerait pas au scrutin sans une réforme en profondeur de la commission électorale. Il l'accuse notamment d'avoir couvert les irrégularités qui ont entaché le premier scrutin.

Plusieurs candidats partagent les inquiétudes de la coalition de l’opposition. Pour l’avocat d’Ekuru Aukot, le chef de la troisième alliance pour le Kenya, arrivé troisième en août dernier, il faut des changements à l’intérieur de la commission. Mais celui qui a participé à la rédaction de la Constitution libérale de 2010 ne va pas pour l’instant jusqu’à menacer de ne pas se présenter. Même chose pour Aduba Diba, de l’alliance pour un vrai changement. A la télévision mercredi, il a émis de sérieuses critiques sur le maintien à leur poste de membres de la commission affectés à la logistique, aux affaires légales et à l’informatique. Mais il concourra bien le 26 octobre, quitte à décevoir la coalition de l’opposition qui appelle au boycott du scrutin dans les conditions actuelles.

La commission électorale précise dans son communiqué qu'elle ne pourra pas forcer un candidat à se présenter à nouveau au scrutin si celui-ci refuse. Pour terminer, elle lance un appel au calme et dialogue. Il faut, selon ses mots, que les élections aient lieu et que pays puisse ainsi aller de l'avant.

Pendant ce temps la mobilisation de l'opposition ne faiblit. « Pas de réformes, pas d'élections », voilà les slogans entendus à Kisumu et dans les localités considérées comme les bastions de l'opposition.

Par RFI

Guinée – Bah Oury : « C’est moi qui était visé. La balle m’était destinée »

Amadou Bah Oury, vice-président - exclu - de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), est la seule partie civile représentée au procès des deux assassins présumés du journaliste Mohammed Koula Diallo, tué par balle lors des affrontements entre militants de l’UFDG, le 5 février 2016. Lors de son passage à la barre, lundi 9 octobre, il a accusé les partisans de Cellou Dalein Diallo d’avoir voulu lui « tendre un guet-apens ».

Vêtu d’une veste noire et d’un pantalon en jeans bleu-ciel, c’est en qualité de partie civile qu’Amadou Bah Oury a comparu lundi 9 octobre devant le Tribunal de première instance de Dixinn, dans la proche banlieue de Conakry. L’ancien cadre de banque de 59 ans, devenu l’une des figures de l’opposition aux présidents qui se sont succédés au pouvoir depuis 1990, n’a pas perdu sa sérénité à la barre, alors que l’audience s’est déroulée dans une salle dominée par des militants et sympathisants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) qui lui sont hostiles.

Jeune Afrique

Le Liberia attend les résultats de la présidentielle de l'après-Sirleaf

Les Libériens attendaient mercredi, sous une pluie battante et dans le calme, les premiers résultats de la présidentielle qui doit désigner pour six ans le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique et prix Nobel de la paix 2011.

La Commission électorale nationale (NEC) doit annoncer dans l'après-midi les premiers résultats du scrutin, qui conclut un processus historique de transfert démocratique des pouvoirs après les deux mandats remportés par Mme Sirleaf depuis 2005.

Parmi les favoris, sur une vingtaine de candidats, figure le sénateur George Weah, légende du football africain, battu par Mme Sirleaf au second tour en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011.En lice également, le vice-président Joseph Boakai, l'avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et les puissants hommes d'affaires Benoni Urey et Alexander Cummings, ou encore l'ex-chef de milice Prince Johnson.

Dans la plus ancienne République d'Afrique noire, fondée en 1822 sous l'impulsion des Etats-Unis pour des esclaves noirs affranchis, le nouveau président sera le premier en 70 ans à succéder à un autre dirigeant issu des urnes.

Washington a salué une élection "historique". "Il s'agit d'une étape importante vers le transfert pacifique au Liberia des pouvoirs d'un chef d'Etat élu vers un autre pour la première fois depuis des décennies", a déclaré la porte-parole du Département d'Etat, Heather Nauert.

Outre leur futur chef de l'Etat, les plus de deux millions d'électeurs de ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest étaient appelés à voter pour renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants.

Le scrutin présidentiel se déroule en deux tours, à moins qu'un candidat n'obtienne la majorité absolue dès le premier. Les législatives ne comportent qu'un seul tour.

'Prêt pour la transition'

Le président de la Commission électorale, Jerome Korkoya, a qualifié mardi la participation de "très forte", sans donner de chiffres. En 2011, au premier tour de la précédente présidentielle, le taux de participation avait atteint 71,6%.

Mardi, la présidente sortante, 78 ans, qui ne pouvait plus se représenter, a estimé que le Liberia était "prêt pour la transition".

Elle avait déjà appelé lundi les Libériens à mesurer "le chemin parcouru" depuis la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003.

Elle avait déjà appelé lundi les Libériens à mesurer "le chemin parcouru" depuis la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003.

Après plusieurs années de forte croissance, avec un sommet à 15,7% en 2007, l'économie a stagné entre 2014 et 2016, affectée par l'épidémie d'Ebola et la chute du prix des matières premières.

Après avoir voté, George Weah a promis en cas de victoire de commencer par "réconcilier les Libériens", avant de "former un gouvernement d'inclusion, auquel tous puissent participer".

"Je suis satisfait qu'autant de Libériens soient venus élire leur dirigeant", a déclaré de son côté M. Boakai, s'engageant à respecter le verdict des urnes.

Deuxième tour 'probable'

L'Union européenne, l'Union africaine, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et les Etats-Unis ont déployé de nombreux observateurs électoraux.

Le "plus probable" est qu'un second tour oppose George Weah à Joseph Boakai, estime le politologue libérien Ibrahim Al-Bakri Nyei, soulignant l'importance de la troisième place, celle du "faiseur de roi".

Cette position devrait revenir à Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l'Afrique, selon l'analyste.

A Monrovia, George Weah, facilement élu en 2014 sénateur de la province où se trouve la capitale face à un fils de Mme Sirleaf, devrait remporter de nombreux suffrages.

"Il a ouvert des écoles et des collèges gratuits. Il aide les gens, alors que l'ancien gouvernement ne s'y prenait pas bien", estimait mercredi matin Annie Slenyon, une vendeuse d'arachides.

Ravagé par Ebola

Comme beaucoup d'électeurs de sa génération, Samuel Gbazeki, 64 ans, s'est dit reconnaissant à l'équipe sortante pour avoir "reconstruit après la guerre", confiant voter pour M. Boakai.

Pour redresser économiquement le pays, chacun des candidats a insisté sur une recette simple: le développement des routes pour M. Boakai, de l'agriculture pour M. Urey, de l'éducation et de la formation professionnelle pour MM. Weah et Cummings.

VOA

Liberia : la première femme présidente d'un pays d'Afrique va céder sa place

La présidentielle libérienne a lieu mardi 10 octobre. Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue au suffrage universel en Afrique, va céder sa place. Son parcours, c'est l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein.

Chez elle, c'est « Maman Ellen ». Mais hors des frontières du Liberia, le surnom d'Ellen Johnson Sirleaf, c'est « la dame de fer », connue pour sa droiture et son engagement politique d'opposante.

Elle était attendue sur la parité, la place des femmes en politique. Mais Sirleaf est antiféministe quand il s'agit de politique, affirment ses détracteurs. Pour comprendre son caractère bien trempé, il faut remonter le temps. A 9 ans, elle dit à sa grand-mère : « Prépare-moi une potion, un traitement pour se battre. »

Ellen Johnson Sirleaf est une « bosseuse »

Ellen Johnson épouse à 17 ans John Sirleaf. Elle lui dit « oui », pour le meilleur et pour le pire. Elle est jeune, éduquée et baigne dans un milieu aisé. Lui est plus âgé. Et surtout alcoolique et violent.

Il passe parfois de la parole aux actes. Un beau jour, John déboule, hors de lui, au ministère des Finances où elle travaille. Il gifle Ellen. Le motif de l'époux ulcéré ? Madame rentre trop tard à la maison.

Ellen Johnson Sirleaf est une « bosseuse » et elle le restera. Ses partisans l'assurent : elle a changé le visage du Liberia. Elle a mis un terme à la guerre civile, a commencé la reconstruction du pays, a su se servir de ses appuis extérieurs, tels Hillary Clinton. Couronnement, en 2011, Ellen Johnson Sirleaf reçoit le prix Nobel de la paix.

Par RFI

Guinée : marche de l'opposition contre les armes à feu lors des manifestations

C'est la troisième marche en trois semaines à Conakry. L'opposition guinéenne a appelé dans les rues ses sympathisants mercredi 4 octobre pour marcher contre l'utilisation des armes à feu par les forces de l'ordre les jours de manifestations. Il y a deux semaines, deux manifestants ont succombé à leurs blessures par balle. D'abord interdite puis finalement autorisée par les pouvoirs publics, ce mercredi, la marche sous haute tension à cause des risques de dérapages était très encadrée.

Au rond-point de l'aéroport, quelques véhicules de la police contrôlent les accès. En face, côté manifestants, le cordon sécuritaire d'un des partis politiques organisateurs de la marche encadre le cortège.

Au cours de la manifestation, le chef de file de l'opposition, Celou Dalein Diallo, descend de son véhicule pour saluer le directeur national des opérations de la police Ansmane Camara. « Malgré le fait que certains jeunes hostiles ont lancé certains projectiles, on n’a pas réagi, mais votre sécurité a pu les contenir. C’est déjà, vraiment, un grand pas. »

Une tentative d'apaisement relativement nouvelle entre organisateurs et forces de sécurité pour éviter les débordements. Car depuis 2010, 83 jeunes sont décédés les jours de manifestations. A ce jour presque aucune enquête n'a été ouverte, assure Fodé Oussou Fofana, le président du groupe parlementaire de l'opposition : « Si on doit rester à la maison parce que chaque fois qu’on doit sortir on doit tuer un manifestant, si on doit avoir peur de cela, si on veut être un pays démocratique, faut que chacun joue son rôle. Les forces de l’ordre ont pour rôle d’encadrer les manifestations, doivent utiliser d’autres armes, qui ne sont pas des armes de guerre contre les manifestants. »

A l'issue de la marche, l'opposition a annulé sa journée ville morte prévue ce jeudi.

Par RFI

Guinée : le préfet de Boké rencontre les habitants de la région en colère

Après la tempête, l'horizon semble s'éclaircir du côté de Kolaboui, cette sous-préfecture de la région de Boké qui a connu ces dernières semaines des violences liées au manque des services sociaux de base pour les populations. Le préfet de Boké a rencontré samedi 30 septembre des citoyens pour mieux comprendre l'origine de leur colère.

Le tout nouveau préfet de Boké Aboubacar Mbopp Camara multiplie les consultations pour comprendre, selon ses propres termes, « de quoi se plaignent mes frères et sœurs », étant lui-même natif de Kolaboui. Il a échangé jeudi et vendredi dernier avec les populations du centre-ville de Boké avant de descendre ce samedi à Kolaboui, épicentre de la contestation dans la région.

Après un constat fait sur les destructions des édifices publics, le préfet Camara a invité ses frères à se joindre à lui pour reconstruire d’abord ce qu’ils ont détruit avant de poser des conditions pour garantir le retour au calme.

« Vous avez tout détruit ici pour marquer votre colère, nous allons ensemble vous et moi, fils de Kolaboui, reconstruire ce que vous avez détruit », a-t-il dit en substance. Mais il a pris soin auparavant de demander à ses concitoyens les raisons de cette violence qui a tout ravagé dans la sous-préfecture.

RFI

Guinée : Plume de Wann !

Ça fait 8 ans que justice n'est pas encore obtenue pour les victimes du massacre du 28 septembre 2009. C'est le summum de la barbarie des détenteurs du pouvoir d'Etat à l'oeuvre depuis 1958.

Les manifestants ne représentaient aucune menace directe contre le pouvoir, parce qu'ils ne se dirigeaient pas vers le camp Alpha Yaya Diallo, siège de la junte, ni tout autre édifice public symbole du pouvoir, mais ils étaient dans un stade pour se réunir pacifiquement et exprimer leur désaccord avec l'éventuelle candidature du chef du CNDD. Est-ce une raison suffisamment grave pour que les forces de sécurité de notre pays (militaires, gendarmes et policiers) massacrent leurs propres compatriotes civils ? Une violence inouïe pour terroriser et ôter définitivement aux populations , toute forme de résistance contre l'ordre établi . Ils ont été d'une sauvagerie extrême contre les femmes qui ont été violées , humiliées dans leurs chaires et leurs âmes . Certaines seront kidnappées des jours durant après ce 28 septembre pour être transformées en objets sexuels par leurs bourreaux. A la première réunion du Groupe international de contact sur la Guinée, en octobre 2009 à Abuja, la délégation des forces vives avait fait visionner aux participants des vidéos de la terrifiante répression qui s'est abattue sur les manifestants. Dans une des vidéos , on voit une scène de représailles contre la population aux lendemains du 28 septembre sur l'axe Bambeto. On y voit un béret rouge abattre à bout portant un jeune, puis un autre donner des coups de poignard à un autre. Tous les deux sont morts sur le champ. Tous les participants à la réunion étaient sous le choc. Les images et les vidéos de ces douloureux événements ont été vu par la majorité des Guinéens. Il faut être sans coeur pour ne pas compatir à la douleur des familles .

Je suis sidéré par le cynisme de certains politiciens Guinéens, à leur tête Alpha Condé . Toutes celles et tous ceux qui sont devenus ministres sous la transition du général Sekouba Konaté, l'ont été grâce au sang versé des manifestants du 28 septembre 2009. Ils sont arrivés au pouvoir avec ses privilèges , mais n'ont même pas pris la peine d'ériger ne serait ce qu'une stèle en mémoire aux victimes (c'est le minimum qu'ils puissent faire), les Maliens l'ont fait pour les victimes de mars 1991 du général Moussa Traoré. Ils ont refusé de commémorer officiellement le premier anniversaire du massacre en 2010, cela s'appelle chez nous de l'ingratitude. De son côté , Alpha Condé ne venait pas aux réunions des Forces vives, mais dès qu'il a compris que le capitaine Moussa Dadis Camara a l'intention de se présenter aux futurs élections, il s'est empressé de participer en personne aux réunions qui ont abouti finalement à la prise de décision de manifester le 28 septembre. Puis, il a pris son avion pour suivre la tragédie de l'extérieur du pays. C'est un secret de polichinelle de savoir qu'il a promis l'impunité à tous les membres de la junte cités nommément dans le rapport d'enquête de l'ONU afin qu'ils le soutiennent à prendre le pouvoir . A son accession au pouvoir, il a honoré en partie, pour une fois, ses promesses . Il a nommé dans son gouvernement et son cabinet le général Mamadouba Toto Camara, le général Mamadou Korka Diallo, le général Mathurin Bangoura, le colonel Tiegboro Camara, le colonel Claude Pivi et les autres à de hautes fonctions militaires. Par la suite, les pressions des ONG et de la CPI feront effet, la Justice va ouvrir le dossier du massacre du 28 septembre et inculper des chefs militaires. Mais comble de l'insulte au peuple de Guinée , Alpha Condé va les maintenir en fonction dans l'indifférence générale des Guinéens (excepté quelques associations comme Pottal Fii Bhantal Foutah Djallon). Nulle part ailleurs, en Afrique , les peuples ne vont accepter une telle forfaiture politique de la part de leurs dirigeants, sauf en Guinée. Alpha Condé a fini par instrumentaliser la Justice pour ses propres fins politiques. En effet, c'est très rare que la justice guineenne inculpe des accusés , qui plus est pour des crimes aussi grave que les crimes contre l'humanité, sans leur délivrer des mandats de dépôt . Pourtant, c'est ce qu'elle a fait dans la procédure d'inculpation la plus grave de l'histoire judiciaire de la Guinée. Nous avons encore vu la main d'Alpha Condé derrière la Justice sur le cas personnel du chef du CNDD qui n'était nullement inquiété jusqu'en 2015 , lorsqu'il s'est engagé en politique et a annoncé sa candidature à la présidentielle de la même année. Immédiatement , comme en représailles, il a été inculpé pour crimes contre l'humanité. Les autorités guinéenne n'ont jamais demandé son extradition afin d'être juger en Guinée, bien au contraire, elles ont opposé un refus catégorique à ses deux tentatives volontaires de se rendre à la justice de son pays. Ce qui n'a pas été le cas pour le commandant Toumba Diakite qui se montrait récalcitrant. Ils ont demandé au Sénégal de l'arrêter et de l'extrader en Guinée où il sera inculpé et incarcéré à la maison centrale à la différence des autres militaires inculpés comme lui, mais qui se pavanent tranquillement à Conakry. Tous ces faits troublants semblent indiquer qu'il existe une certaine complicité, voire un pacte secret entre Alpha Condé et les chefs de la junte. On dirait que dans cette affaire, Alpha Condé était le marionnettiste qui a fait commettre l'irréparable par la junte et pour ne pas que la vérité jaillisse, il fait de l'obstruction à la justice. Tout son activisme diplomatique, c'est pour se soustraire aux pressions internationales sur les questions de respect des droits humains. C'est ainsi qu'il a profité de la compassion du monde entier pour la Guinée à cause de l'épidémie Ebola , pour casser son isolement. En effet, avant Ebola , aucun ministre français par exemple, n'avait visité la Guinée. C'est pour montrer sa solidarité avec la Guinée, que François Hollande en partance au sommet de la francophonie à Dakar, a fait une escale de quelques heures à Conakry. Sur cette lancée, il saisira l'occasion du tour de la CEDEAO, pour briquer la présidence de l'UA, après désistement en sa faveur du favori Issoufou du Niger. Pour un an, il devient la tête d'affiche de l'Afrique à tous les sommets internationaux. Comprenez bien, pour lui, la participation en vedette de ces sommets, va rehausser son prestige international et faire éclipser les vrais problèmes intérieurs de son pays.

Ses réseaux lui ont permis d'obtenir la complaisance de la CPI sur le dossier du 28 septembre 2009. Mais c'est un répit de courte durée , cette affaire sera le symbole de la fin de l'impunité en Guinée .

Mondeguinee.

Guinée : les assassins du 28 septembre 2009 toujours pas jugés

Des ONG de défense des droits de l'homme se sont retrouvées jeudi 28 septembre 2017 à Conakry pour le 8e anniversaire des tragiques événements survenus le 28 septembre 2009 dans un stade de la capitale guinéenne. Ce jour-là, 157 opposants avaient été massacrés par des soldats de la junte au pouvoir. Une dizaine de personnes haut placées ont été inculpées mais le procès tarde à venir.

Si le procès des meurtriers du 28 septembre 2009 tarde à venir, c’est qu’on se camouffle, selon les victimes, derrière une commission rogatoire - qui a toutes les chances de ne pas réussir sa mission d’interroger à Paris le général Sékouba Konaté - pour aller de report en report dans la clôture de cette instruction judiciaire.

Le général Sékouba Konaté, ancien chef de la transition en Guinée, a pourtant dit et répété qu’il ne répondra pas à la justice guinéenne. « Les victimes ayant estimé qu’on est en train de les rouler dans la farine concernant cette commission rogatoire, ont décidé de déposer plainte devant le parquet de Dixinn », a déclaré Me Hamidou Barry, avocat des victimes.

RFI

MESRS - Signature d'un mémorandum d'entente entre a Guinée et la Russie

Signature d'un Mémorandum d’entente entre le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la République de Guinée et le Ministère de l’Education et de la Science de la Fédération de Russie sur la coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur, scientifique, technique et d’innovation.

Le Ministre Abdoulaye Yero Balde, en mission gouvernementale à Moscou, vient de signer un Mémorandum d'Entente avec son homologue russe.

L’objectif de ce Mémorandum est l’assistance à l’élargissement et le renforcement des liens constructifs à long terme dans les domaines de l’enseignement supérieur, scientifique, technique et d’innovation.

Nous y reviendrons

Le Service Communication et Relations Publiques/MESRS

Chronogramme définitif et une date pour l’organisation des élections locales (communiqué de la Présidence de la République)

Le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, dans un communiqué officiel, le 31 juillet 2017, avait lancé un appel solennel à toutes les parties impliquées dans l’application de l’accord politique d’octobre 2016 à redoubler d’efforts et d’ardeur pour que tous les engagements soient effectivement tenus dans les délais prévus. L’organisation des élections communales qui constitue aujourd’hui une priorité absolue pour le Gouvernement et pour toute la nation entière est une préoccupation majeure pour le Chef de l’Etat. A ce propos, la CENI a annoncé avoir élaboré un projet de chronogramme assorti du budget pour ces élections. Le Gouvernement affirme que la totalité du budget pour les élections communales est disponible. Pour cela, il a été demandé à la commission nationale électorale indépendante, dans le respect de son indépendance et de son autonomie financière, d’élaborer un plan de décaissement et de garantir la mise à disposition des justificatifs liés à l’utilisation des ressources. Le souci du gouvernement est la bonne utilisation des ressources financières mises à la disposition de la CENI. A cet effet, sur les 350 milliards demandés par la CENI, sur instruction expresse de Monsieur le Président de la République, 90 milliards entièrement supportés par le budget national sont déjà disponibles pour faire face aux payements en instance et au lancement effectif du chronogramme. Conformément au principe de régularité et de transparence des dépenses publiques, les payements seront effectués en fonction du plan de décaissement élaboré par la CENI et à la présentation des pièces justificatives des dépenses déjà réalisées. Toutes les dispositions sont déjà prises par le ministère du budget à cet effet.

Il appartient désormais à la CENI, en accord avec tous les acteurs concernés, de proposer rapidement un chronogramme définitif et une date pour l’organisation des élections locales.

D’ici là, Monsieur le Président de la République, le professeur Alpha Condé, appelle les uns et les autres à privilégier le dialogue pour résoudre tous les problèmes et à s’abstenir de tout acte ou comportement qui pourrait affecter la paix dans le pays et le climat de confiance entre les acteurs du processus électoral et démocratique dans notre pays.

Conakry, le 18 septembre 2017

Communiqué de la P.R.G

Guinée : "La CENI au siège d'un parti politique, c'est historique", déclare l'opposant Aboubacar Sylla

Le lundi 18 septembre, le président de la CENI en compagnie d'une forte délégation de l'Institution s'est rendu au siège du Front pour l'alternance démocratique - FAD- sis au quartier Taouyah, commune de Ratoma à Conakry.

C'est à 14 heures que le président de la CENI et sa délégation ont fait leur entrée dans l'enceinte du siège du FAD . Là, Aboubacar Sylla porte-parole de l'alliance tout souriant - heureux d'accueillir sans nul doute, ses frères de la CENI, a fait sourire Me Kebé et sa suite : "Ah que vous êtes ponctuels". Cette phrase, comme une bonne entrée en matière augurait / présageait à n'en pas douter, des échanges francs, directs et conviviaux entre les deux parties.

Il en a été ainsi. Après une partie de huit-clos, de conciliabules, les commissaires de la CENI et les membres du FAD sont sortis sourire aux lèvres avec à la clé, de petites tapes amicales.

Les témoignages de l'un et de l'autre sont là pour démontrer ce climat de détente. Et en voici la preuve : "A notre de prise de fonction, l'ensemble des commissaires en session plénière ont décidé de faire une série de prise de contact en direction des parties prenantes du processus électorale. On ne peut prétendre organiser des élections crédibles sans au préalable échanger avec les partis politiques. Nous sommes à leur disposition. Nous avons trouvé ici, es frères ouverts et disponibles", s'est réjoui le président de la CENI. Et d'évoquer les élections prochaines communales suite à une question de a presse : " Nous n'avons pas encore fixé de date. Nous préparons dans ce sens, un atelier très prochainement à Kindia".

Pour sa part, le porte-parole du FAD entouré de ses pairs Jean Marc Telliano et Mouctar Diallo a dit : " C'est la première fois que la CENI au grand complet se déplace pour visiter le siège d'un parti politique dans le cadre d'une prise de contact qui permet d'améliorer tant soit peu, les relations entre les partis politiques et la CENI. Nous nous en félicitons et nous souhaitons que cette initiative qui a été prise soit poursuivie et surtout qu'elle se formalise par des actes concrets qui vont rassurer les partis politiques que nous sommes quant à la capacité de la CENI à organiser des élections crédibles et transparentes. Nous avons très bien apprécié cette visite et à notre tour, nous nous sommes mis à la disposition de la CENI pour dire à ses membres que nous serons des partenaires certes exigeants mais disponibles pour que le processus électoral guinéen soit remis sur les rails. Nous avons souhaité que les élections locales se tiennent le plus rapidement que possible. Nous avons dit que nous serions prêt à participer effectivement à l'atelier que la CENI va organiser dans la mesure ou cet atelier va être pour nous, un cadre de concertation et de discussion qui va certainement aboutir à des décisions consensuelles. Malheureusement ça ne fut pas le cas dans le passé. Nous avons souvent été devant le fait accompli d'où ce mur de méfiance qui a prospéré entre la CENI et les partis politiques et qui fait que cette confiance aujourd'hui ne permet pas aux partis politiques que nous sommes d'être rassurés quant à la prestation de la CENI. Mais les engagements qui ont été pris aujourd'hui, les dispositions qui ont été mises en avant par la CENI nous amènent à espérer que les processus électoraux guinéens désormais vont gagner en qualité, en crédibilité."

Cette visite s'est si bien passée que les deux parties ne voulaient se quitter de sitôt. Qu'à cela ne tienne, le président de la CENI et sa délégation se sont retirés avec le sentiment d'avoir fait passer le bon message.

La série de prise de contact se poursuit !

Ceni

Alpha Condé : "je n'aime pas l'impolitesse..."

Le Président Alpha Condé à un journaliste de France24: "je n'aime pas l'impolitesse..." lors de la conférence de presse ce samedi 16 Septembre.

Une question concernant la Société AMR posée par notre confrère de France 24 a énervé le président Alpha Condé.

Lisez la réponse du Prof Alpha Condé en colère :

« La Guinée n’a rien cédé à ses 15%. Vous racontez du n’importe quoi ! C’est quand même grave ! Vous allez sur France 24 pour raconter des conneries comme ça. C’est grave ! Comment on peut dire qu’on a cédé. C’est nous qui avons décidé dans le nouveau code minier que toute personne qui aura une concession minière doit donner 15% gratuit au gouvernement guinéen. si c’est la bauxite. Si c’est transformé en alumine, alors, c’est 7% pour encourager la transformation. Mais on peut prendre les 15 % comme on peut les remplacer par un financement .

Pardon s’il vous plait monsieur. Je n’aime pas l’impolitesse ici . Que ce soit la dernière fois sinon vous sortez .

Il ne faut pas raconter d’histoires adressez-vous au ministère des mines. C’est comme ça que vous discréditez le pays en se mettant à raconter des conneries sur France 24 alors que vous pouvez vous adresser au ministère des mines. Comment pouvez-vous faire des enquêtes si vous n’allez pas au ministère des Mines. Soyez moins prétentieux et allons à l’information . soyez modestes. La Guinée est le seul pays au monde à avoir publié tous les contrats miniers, mieux nous avons récupérer 800 permis. Informez-vous au lieu de faire de la désinformation. Aujourd’hui que ça plaise ou pas, je vais exploiter les richesses de la Guinée avec ceux qui veulent pour avoir des ressources et transformer le pays ».

Source : Facebook

Guinée : la ministre de l’Agriculture limogée en pleine tournée nationale

La ministre de l’Agriculture, Jacqueline Marthe Sultan, a été limogée par un décret, rendu jeudi soir, au moment où elle effectuait une tournée d’évaluation dans la région de Labé, capitale de la Moyenne Guinée.

Nommée ministre en janvier 2014, au lendemain des élections législatives de septembre 2013, Jacqueline Sultan est désormais appelée à d’autres fonctions, souligne laconiquement le décret, avant d’ajouter que son département est rattaché à la présidence de la république.

En conséquence, le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Kiridi Bangoura est; provisoirement, chargé d’assurer l’intérim, cumulativement à ses fonctions de Secrétaire général.

APA

Guinée : la tenue d'élections locales s'éloigne encore

Attendues depuis 17 ans, plusieurs fois programmées et autant de fois reportées, les élections communales prévues avant la fin de cette année 2017 s’éloignent encore, à en croire le nouvel avant-projet présenté hier au comité de suivi du dialogue inter-guinéen par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Les dernières élections datent de 2005.

Il est de plus en plus probable que les élections locales ne pourront pas se tenir en 2017 en Guinée, malgré le retour autour de la table des négociations de la Commission électorale et des promesses faites par les autorités guinéennes. « Aujourd’hui, nous avons une Céni qui est là pour nous présenter l’avant-projet de chronogramme pour les prochaines élections locales. Cet avant-projet prévoit un délai de 120 jours, donc ces 120 jours nous amènent au-delà de l’année 2017 », constate Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition.

Des incertitudes encore plus grandes avec ce budget colossal soumis par la Céni pour l’organisation des élections : « Nous venons d’adopter la loi de finances rectificative 2017 qui ne prévoit qu’une allocation d’à peine 100 milliards pour la Céni, alors qu’elle a besoin de plus de 300 milliards. »

Le ministre de l'Administration du territoire et de la décentralisation, lui, se frotte les mains avec le retour de la Céni qui, minée par des conflits internes, avait boudé le dialogue. « Cette absence nous a terriblement manqué quand on sait que des points nodaux du point de l’Accord du 12 octobre ne peuvent être dénoués que lorsque la Céni est présente », Bouréma Condé.

RFI

Plan Sénégal Émergent : Ambition ou Chimère ?

Si tous les espoirs de voir le Sénégal dans le concert des nations émergentes reposaient sur le PSE,ce gouvernement de Dione bis semble prouver le contraire pour ne pas dire annoncer les couleurs de la déception. Car bizarrement le ministère en charge du suivi du plan Sénégal émergent (PSE) géré par le ministre Abdoul Aziz Tall a disparu de nouvelle formule de Macky.

Comment comprendre que le PSE sensé être la locomotive pour tirer le Sénégal vers le développement selon la chanson qui l'accompagnait jusqu'ici puisse être amputé de son ministère par ceux là qui ont chanté et venté ses mérites sur tous les podiums du monde ?

Le PSE va-t-il subir la même mort tragique que le "ndém ci yalla " YOONU YOKITÉ ?

Wait and See !

Seydou Séga Diatta

Mugabe : "la coalition de l'opposition est un complot de l'étranger"

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, qui s'apprête à briguer un nouveau mandat en 2018, s'est a moqué vendredi de l'alliance formée par l'opposition.

Agé de 93 ans, il a qualifié cette coalition de "créature de l'Occident", pour mettre un terme à ses trente-sept ans de pouvoir.

"Un rassemblement constitué depuis l'extérieur a été fait à la hâte (...). Heureusement pour la Zanu-PF, ces partis sont plus divisés que jamais", a lancé Mugabe lors d'une réunion de son bureau politique à Harare.

En août, le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, s'était réconcilié avec ses anciens compagnons de route, Welshman Ncube et Tendai Biti, pour former une alliance avec quatre autres partis.

"Nous savons bien sûr qu'il s'agit d'une créature de l'Occident dont le seul but est de déloger la Zanu-PF du pouvoir", a observé Robert Mugabe devant ses troupes.

Comme dans une logique de guerre, le président Mugabe a ironisé en ces termes :

"Sincèrement, s'ils viennent en paquet, un seul coup sera nécessaire pour les disperser en mille morceaux".

Le plus vieux chef d'Etat en exercice au monde a déjà été investi candidat du parti au pouvoir pour l'élection présidentielle de 2018.

BBC

Mugabe : "la coalition de l'opposition est un complot de l'étranger"

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, qui s'apprête à briguer un nouveau mandat en 2018, s'est a moqué vendredi de l'alliance formée par l'opposition.

Agé de 93 ans, il a qualifié cette coalition de "créature de l'Occident", pour mettre un terme à ses trente-sept ans de pouvoir.

"Un rassemblement constitué depuis l'extérieur a été fait à la hâte (...). Heureusement pour la Zanu-PF, ces partis sont plus divisés que jamais", a lancé Mugabe lors d'une réunion de son bureau politique à Harare.

En août, le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, s'était réconcilié avec ses anciens compagnons de route, Welshman Ncube et Tendai Biti, pour former une alliance avec quatre autres partis.

"Nous savons bien sûr qu'il s'agit d'une créature de l'Occident dont le seul but est de déloger la Zanu-PF du pouvoir", a observé Robert Mugabe devant ses troupes.

Comme dans une logique de guerre, le président Mugabe a ironisé en ces termes :

"Sincèrement, s'ils viennent en paquet, un seul coup sera nécessaire pour les disperser en mille morceaux".

Le plus vieux chef d'Etat en exercice au monde a déjà été investi candidat du parti au pouvoir pour l'élection présidentielle de 2018.

BBC

Guinée : 132 migrants guinéens rapatriés de Libye par l’OIM

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a procédé mardi au rapatriement volontaire par avion de 132 migrants guinéens de Libye, a annoncé mercredi l'organisme onusien à Conakry.

Ce vol est le septième organisée par l'OIM depuis le début de l'année pour des migrants guinéens en provenance de Libye. Les six premiers avaient rapatriés 727 personnes.

Il s'ajoute aux retours d'autres ressortissants guinéens en provenance du Bénin, du Cameroun, d'Égypte, du Maroc ou encore du Niger ayant également échoué dans leur parcours migratoire.

Parmi les 132 passagers arrivés mardi à Conakry, il y avait 10 femmes, un bébé, trois enfants --dont un mineur non-accompagné-- et deux personnes malades, a indiqué l'OIM dans un communiqué.

Ces migrants faisaient partie des nombreux ressortissants guinéens qui vivent dans des conditions "très difficiles" en Libye, la plupart enfermés en centres de détention, a expliqué l'un d'eux, interrogé par l'AFP au centre d'accueil aménagé à la maison des jeunes de Matam, dans la banlieue de Conakry.

"On peut néanmoins noter le retour de familles, établies en Libye depuis plusieurs années, ayant choisi de rentrer en Guinée en raison d'une dégradation de la situation économique et sécuritaire sur place", indique le communiqué de l'OIM.

Hassan Bah, un menuisier qui a travaillé pendant plus de trois ans à Tripoli, a expliqué que "tout se passait bien" pour lui jusqu'en 2016, quand il a demandé à son épouse Mariam de le rejoindre. "Après la naissance de notre bébé, nous avons décidé de rentrer, les affaires devenant de plus en plus difficiles", a-t-il expliqué.

Quant à Djibril Bangoura, avant son départ, il travaillait comme comptable dans un établissement très fréquenté par les expatriés en Guinée. Mais, les activités ayant fortement diminué en 2014 à cause de l'épidémie du virus Ebola, il a été alors licencié et a choisi de rejoindre l'Europe avec son jeune frère.

Arrivés en Libye, ils ont tous deux été incarcérés pendant deux ans et traités "comme esclaves". Selon lui, son frère est toujours détenu en Libye.

"J'ai souffert de la prison, de l'exploitation de l'homme par l'homme et mon frère est resté derrière moi en prison", a-t-il témoigné, montrant une plaie à l'épaule causée par des "tortures administrées par un gardien de prison à l'aide d'un couteau".

"Tous ont fait appel à l'OIM pour un retour volontaire humanitaire", explique l'organisme onusien, ajoutant que l'"ambassade de Guinée à Tripoli a facilité leur identification et l'obtention des documents de voyage".

"Tous ont fait appel à l'OIM pour un retour volontaire humanitaire", explique l'organisme onusien, ajoutant que l'"ambassade de Guinée à Tripoli a facilité leur identification et l'obtention des documents de voyage".

L'OIM a procédé à leur enregistrement afin de mieux saisir le profil des migrants irréguliers, d'en savoir plus sur les raisons de leur départ, leur parcours migratoire et leurs conditions de séjour en Libye, a expliqué à Conakry un responsable de l'ONU.

Chaque migrant a ensuite reçu une enveloppe de quelque 50 euros pour ses besoins immédiats (logement, nourriture, vêtements) et pour lui permettre de rejoindre sa destination finale.

Ils devraient ensuite recevoir dans les trois mois une aide à la réintégration durable grâce à un programme financé par le Fonds fiduciaire de l'Union européenne lancé en avril pour une période de 3 ans.

Mondeguinee.com

Guinée : Une autre honte de la République !

Une eau figée entre le ministère de l’habitat et la banque maroco-guinéenne. Incapacité ou manque de volonté, cette situation honteuse installer au plein cœur de la capitale s’éternise.

Pourquoi une honte nationale ? Cette eau stagnante se situe à 100 mètres de la résidence du président de la République (Sekhoutouréya), la Cathédrale et la Banque Centrale du pays.

Le régime qui n’arrive pas à résoudre des problèmes de ce genre, comment peut-on compter sur lui à faire un miracle ? La même situation se trouve au niveau du grand pont de l’aéroport G’Bessia, quand il pleut les véhicules n’ont plus d’accès sous le pont. Pauvre Guinée, n’a pas de chance !

Tibou Diaby

Kenya/présidentielle annulée : une décision qui "honore l'Afrique" (Alpha Condé)

La décision de la Cour suprême du Kenya d'annuler la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta "honore l'Afrique", a déclaré lundi le chef de l'Union africaine (UA), le président guinéen Alpha Condé.

"C'est un comportement qui honore l'Afrique et prouve que désormais la démocratie s'installe sur le continent", a indiqué le président Condé dans un communiqué, après l'annulation vendredi du scrutin présidentiel kényan du 8 août.

L'UA "apprécie l'esprit de maturité et de responsabilité de tous les acteurs du processus qui ont préféré les voies légales à la violence".

"L'Afrique sera ce que nous voudrions qu'elle soit et la preuve est aujourd'hui faite que les Africains peuvent se comprendre pour préserver l'essentiel: la paix et la quiétude des citoyens", a ajouté le chef de l'UA.

L'organisation suit "avec un intérêt particulier le déroulement de la situation au Kenya" et "appelle à nouveau le peuple kényan et les acteurs politiques, à la retenue et au sens de la responsabilité dans l'organisation" d'un nouveau scrutin présidentiel dans les deux mois.

Saisie par l'opposant Raila Odinga, la Cour suprême a relevé vendredi des "irrégularités" dans la transmission des résultats, et invalidé la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta (54,27% des voix), dont l'annonce s'était accompagnée de manifestations et d'émeutes violemment réprimées par la police, faisant au moins 21 morts.

Par AFP

Présidentielle kényane annulée : la presse salue la "maturation" de la démocratie

La presse kényane a salué samedi la décision "historique" et "courageuse" de la Cour suprême, qui a annulé vendredi pour irrégularités l'élection présidentielle, preuve selon les éditorialistes de la maturation de la démocratie kényane et du respect de l'Etat de droit.

Mais les quotidiens épinglent également la Commission électorale (IEBC) pour son rôle controversé dans le scrutin du 8 août, certains émettant des doutes sur sa capacité à mener la nouvelle élection qui doit être organisée d'ici le 31 octobre, d'autres appelant l'institution à se réformer en profondeur.

"C'est un grand jour pour le Kenya, cela établit un précédent pour l'Afrique", s'est réjoui le quotidien The Star. "Les ramifications et implications de l'annulation de la présidentielle du 8 août vont être ressenties pendant des années au Kenya et à travers le continent", traversé de nombreuses crises électorales.

Le Daily Nation soutient pour sa part que l'annulation du scrutin et de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta est la preuve "de la suprématie de l'Etat de droit et de la maturation de notre démocratie", ainsi que de l'"indépendance" de la justice.

"Les Kényans se sont battus pendant des décennies pour institutionnaliser l'Etat de droit", poursuit le Daily Nation. "Nous avons combattu, nous avons versé du sang, perdu des vies et des biens à la recherche de l'ordre constitutionnel".

Saisie par le leader de l'opposition Raila Odinga, la Cour suprême du Kenya a invalidé vendredi la présidentielle, relevant des irrégularités dans la transmission des résultats.

"Il ne s'agit pas d'une victoire pour Nasa (la coalition d'opposition) ou d'une défaite pour Jubilee (le parti du président)", soutient le Daily Nation. "C'est le triomphe de la volonté du peuple".

"Le voyage le plus difficile, la campagne et les élections, doit encore débuter", souligne toutefois le quotidien. "Les institutions chargées de gérer (les élections, ndlr) se sont pathétiquement montrées incapables d'exécuter leur mandat". "Il est difficile d'imaginer comment (l'IEBC) va conduire les élections durant les 60 prochains jours".

Selon le Standard, l'IEBC "doit faire le ménage" en son sein. "Ce dont le Kenya a le plus besoin en ce moment, c'est une élection légale, juste et transparente".

Le quotidien salue par ailleurs l'attitude du président Kenyatta, qui a accepté la décision de la Cour suprême et appelé à la paix malgré son désaccord exprimé avec le jugement. "C'est l'esprit qui doit être adopté par tous les hommes politiques dans les prochaines semaines".

Le Standard conclut avec humour, publiant un dessin de presse représentant le président de la Cour suprême debout sur un globe terrestre. Une voix non identifiée s'élève alors de l'autre côté de la planète: "Le Kenia? (sic) Je pensais qu'ils ne pouvaient faire parler d'eux qu'en athlétisme".

Le Standard conclut avec humour, publiant un dessin de presse représentant le président de la Cour suprême debout sur un globe terrestre. Une voix non identifiée s'élève alors de l'autre côté de la planète: "Le Kenia? (sic) Je pensais qu'ils ne pouvaient faire parler d'eux qu'en athlétisme".

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