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Boké : L’inhumation de l'ex-président de l'Assemblée nationale dans son Dakonta natal

Décédé jeudi, 02 novembre 2017 à Conakry des suites d’une maladie, l’ancien président de l’assemblée nationale de Guinée, El Hadj Aboubacar Somparé, a été inhumé cet après-midi du dimanche, 05 novembre 2017, dans le district de Dakonta, sous-préfecture de Kolaboui, préfecture de Boké.

C’était en présence de plusieurs membres du Gouvernement conduits par le Haut représentant du Chef de l’Etat, Sidya Touré, représentants des partis politiques, autorités locales, amis et connaissances du défunt.

Se souvenant de l’homme, El Hadj Biro Kanté, ancien ambassadeur de Guinée en Yougoslavie, a déclaré,

« El Hadj Aboubacar Somparé, produit et grand compagnon de la révolution, a marqué ses amis, son village et le peuple de Guinée qui a renoué avec la France pendant les moments difficiles.

Au-delà son humanisme, dira Elhadj kanté l’homme a servi son pays avec brio et patriotisme que, son âme repose en paix ! »

Pour le directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), Malick Sankhon, El Hadj Aboubacar Somparé a efficacement posé des jalons remarquables pour la reconstruction de la Guinée et cela sans aucune discrimination

Né le 31 Août 1942, le fils de feux Amara Somparé et Aïssata Bayo a bénéficié de tous les honneurs dus à son rang de diplomate aguerri et intègre.

Mamadouba Camara

Education des filles : 9 pays d’Afrique parmi les 10 «mauvais élèves»

A l’occasion de la « Journée internationale de la fille », instaurée par l'agence ONU Femmes il y a 6 ans, l’ONG One – cofondée par le chanteur Bono – publie un rapport alarmant sur l’accès à l’éducation des filles dans le monde. Intitulé « Accès des filles à l’éducation dans le monde : les mauvais élèves », cette étude établit le classement des pays où il fait le moins bon être écolière.

Parmi les dix « mauvais élèves », neuf se situent en Afrique : la liste comprend le Soudan du Sud, la République centrafricaine, le Niger, le Tchad, le Mali, la Guinée, le Liberia, le Burkina Faso et l’Ethiopie. L’Afghanistan figure également dans le groupe.

Au total, plus de 130 millions de filles à travers le monde ne sont pas scolarisées, en raison de différents facteurs. Les mariages précoces les empêchent de continuer leur scolarité – en Ethiopie, deux filles sur cinq se marient avant leur dix-huitième anniversaire et près d’une sur cinq avant l’âge de quinze ans. Parfois, les jeunes écolières doivent quitter le système scolaire pour aller travailler, car les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité. Et si elles le peuvent, elles choisissent d’envoyer les garçons pour étudier. En moyenne, la probabilité qu’une fille ne soit pas scolarisée est 57% plus élevée que la même probabilité pour un garçon. Et cet écart atteint 83% au niveau du lycée. En Afghanistan (pays en 4e position du classement), il y a 100 garçons scolarisés en primaire contre seulement 71 filles. Enfin, les conflits jouent un rôle important : au Nigeria, des centaines d’écoles ont été détruites ou fermées sous l’influence du groupe jihadiste Boko Haram (qui peut se traduire par « l’éducation occidentale est un pêché »), et plus de la moitié des filles de la région n’ont jamais été scolarisées.

RFI

Maroc : la cocaïne brute saisie à Rabat vaut 2,75 milliards de dollars

Les autorités marocaines ont annoncé que les 2,5 tonnes de cocaïne saisies provenaient de l'Amérique latine et était d'une « qualité » exceptionnelle, avec un taux de concentration record pour une saisie réalisée au Maroc.

C’est un record. Le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) a dévoilé ce mercredi 4 octobre les détails de la saisie des 2,5 tonnes de cocaine brut dans les environs de Rabat. Treize personnes ont été arrêtées dont des Maroco-Espagnols ou des Maroco-Néerlandais, selon Abdelhak El Khiame, directeur du BCIJ.

La direction de cette bande est constituée de deux marocco-néerlandais qui ont été déjà condamnés pour trafic de drogue à Marrakech et qui se trouvent actuellement en prison, précisent les autorités marocaines.

Un taux de concentration jamais vu

La quantité saisie, d’une valeur de 25,8 milliards de dirhams (2,75 milliards de dollars) avait un taux de concentration de 93%. Du jamais vu, selon les agents du BCIJ qui précisent que le taux maximum auquel ils étaient habitués dans leurs saisies de cocaïne était de 72%. Cela veut dire qu’après fabrication et coupage de la drogue, la valeur de la cargaison brute saisie pourrait se voir multiplier par 5 ou 6 fois sur le marché de la vente au détail, ajoute le BCIJ.

La saisie s’est faite dans deux fermes agricoles : une à Skhirate et l’autre à Oued Cherrat, toutes les deux situées aux environs de Rabat. Les membres de la cellule ont été arrêtées entre Casablanca et Nador dans le nord du Maroc, où le BCIJ a pu également saisir une cargaison de chira (résine de cannabis) 105 kilos.

Le Maroc, marché local en développement

Les autorités marocaines ont pu également saisir près de 394 520 euros, en plus de 8 véhicules, 2 fusils de chasse et des téléphones portables qui ont été utilisés pour communiquer – via liaison satellite – avec des membres de cartels de drogue d’Amérique latine.

Les enquêteurs ont pu établir que la cargaison saisie a débarqué au Maroc par voie maritime et qu’elle n’était pas uniquement destinée à l’export, mais également à la consommation locale. « Le Maroc n’est plus un point de transit entre l’Amérique et l’Europe mais un marché local en développement », s’inquiète le BCIJ .

Par Nadia Lamlili

Retour de l’ancienne formule du Levothyrox dans les pharmacies

Importé d’Allemagne, le médicament pour la thyroïde Euthyrox est disponible depuis lundi en France. Les médecins ne doivent le prescrire qu’« en dernier recours ».

A la suite de nombreuses plaintes concernant des effets secondaires de sa nouvelle formule, l’ancien Levothyrox a fait son retour lundi 2 octobre dans les pharmacies. Mais le nombre limité de boîtes mis sur le marché fait déjà craindre un risque de pénurie.

Importée d’Allemagne, l’ancienne formule de ce médicament pour la thyroïde est disponible depuis lundi sous le nom d’Euthyrox. Fabriqué par le laboratoire Merck, comme le Levothyrox, l’Euthyrox sera disponible « pour une durée et des quantités limitées [130 000 boîtes de 100 comprimés en 8 dosages différents] » pour les 22 000 pharmacies de France, a fait savoir l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Selon l’Agence, les médecins ne doivent donc prescrire l’Euthyrox qu’en « dernier recours », aux patients qui se plaignent d’effets secondaires (crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux) liés au nouveau Levothyrox. Mais, dit Dominique Martin, directeur général de l’ANSM, « nous avons des remontées qui montrent que ce n’est pas forcément ce qui se passe ».

« Repousser le problème à plus tard »

L’ANSM a fait parvenir lundi matin un document d’information aux professionnels de santé. Ce document dit que les ordonnances doivent impérativement mentionner le nom « Euthyrox » et être postérieures au 14 septembre pour rendre possible la délivrance de ce médicament.

Les autorités de santé estiment à plus de 9 000 le nombre de signalements pour effets indésirables visant la nouvelle formule du Levothyrox, commercialisée depuis mars.

Au total, trois millions de patients prennent du Levothyrox en France (premier marché mondial) pour soigner une hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde.

Chantal L’Hoir, présidente de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), estime que « les pharmaciens n’ont pas assez de boîtes ». Elle critique également « le caractère temporaire de cette remise à disposition de l’ancienne formule ». Une pétition lancée cet été revendique 294 500 signatures. Plusieurs procédures judiciaires sont par ailleurs en cours.

Pour Alain Delgutte, de l’Ordre des pharmaciens, la mise à disposition temporaire de l’Euthyrox équivaut à « repousser le problème à plus tard », puisque « tôt ou tard, cette formule sera supprimée ».

Le Monde

Célébration du 2 octobre : voici l’intégralité de l’adresse à la Nation du président Alpha Condé

A la veille du 02 octobre qui coïncide à l’an 59 de l’indépendance de la Guinée, le chef de l’Etat Professeur Alpha Condé a livré le traditionnel discours à la Nation.

Guinéennes, Guinéens, Mes Chers Compatriotes,

Nous célèbrerons demain 2 octobre 2017, le 59ème anniversaire de l’indépendance de notre pays après le vote historique du 28 septembre 1958 qui a révélé au monde entier le courage exceptionnel du peuple guinéen à prendre en main son destin national.

L’accession de la Guinée à la souveraineté internationale évoque un moment d’histoire autour des valeurs fortes qui fondent la République et marque la fidélité de notre peuple à des aspirations légitimes à un monde plus uni, de liberté, de paix et de partenariat équitable.

Célébrer cette journée commémorative, c’est surtout honorer le courage de nos devanciers qui, de par leur engagement et leur sacrifice, ont héroïquement combattu pour la liberté dont nous jouissons aujourd’hui. En ce jour solennel de rappel de leurs actions, je voudrais ici saluer leur mémoire et leur renouveler la reconnaissance de toute la Nation.

Aujourd’hui, chaque Guinéenne et chaque Guinéen doit être le gardien vigilant de cet héritage qu’il faut consolider pour que, de génération en génération, notre chère Patrie demeure toujours un havre de paix, de cohésion nationale, de stabilité politique, de démocratie, de sécurité, de liberté et de prospérité.

Guinéennes, Guinéens

Recevez, à l’occasion de la célébration de notre fête nationale, mes vœux de bonne fête. J’exprime tout mon soutien à ceux qui sont éprouvés dans leur chair et dans leur âme. Puisse Dieu leur accorder la santé et la paix du cœur en ce jour anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance.

A nos frères vivant à l’Etranger, j’adresse aussi mes vœux de bonne fête. Je les encourage et les félicite pour leurs contributions précieuses aux efforts de développement de notre pays.

Ces vœux s’adressent également à tous nos partenaires au développement et à tous les amis Étrangers qui vivent chez nous, partagent nos joies et nos peines. Qu’ils veuillent bien recevoir ici la reconnaissance et l’hospitalité sans cesse renouvelées du peuple guinéen.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Emeutes de Boké : le siège du Rpg Arc-en-ciel, un symbole du pouvoir, saccagé

Les émeutes de Boké, ville minière, continuent de faire des dégâts. Après son cortège de blessés et aussi de morts (2), c’est le siège du parti présidentiel dans la ville qui a été touché en plein cœur vendredi. Les manifestants, furieux, s’en sont pris au bâtiment -sis au quartier Kadiguira, non loin de la fondation Mamadou Sylla- saccageant tout sur leur passage.

Malgré les appels au calme des autorités et des sages, la tension est loin de retomber à Boké qui réclame avant tout le retour du courant. Nous y reviendrons…

Mediaguinee

Guinée : Tristesse à nouveau dans Boké à cause de leurs mines !!!

La ville de Boké s’est réveillée à nouveau ce mercredi dans la violence. Au centre-ville, Denken, Kataba, Fodécontéyah, Kariki, Manssaliya Kolaboui en passant par Kamsar jusuqu’à Kitaly, la limite entre Boké-Boffa, c’est la révolte contre le manque de courant et pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Les populations des sous-préfectures de Kolaboui et Kamsar demandent une fusion impérative entre les différentes sociétés (C.B.G, S.M.B, U.M.S, G.A.C, W.A.P) possédant des exploitations minières dans la préfecture de Boké.

La construction des micro-barrages pour l’électrification du Kakandé, la construction des centres de santé, la construction des écoles dans des différents villages, la résolution de l’adduction d’eau et les retombées annuelles de 0,5 des sociétés minières pour la communauté de la région.

« Les différentes sociétés qui exploitent dans des différentes zones de mines (Sangarédi, Malapoua, etc.) font à ciel ouvert, sans aucun respect de l’environnement et la pollution aussi dans tout Boké », dénonce un manifestant.

A l’heure où nous affichons cette dépêche, les renforts sont déjà venus de Conakry et présents dans les différents lieux de manifestations. Une source généralement bien informée parle d’au moins un mort et plusieurs blessés dans la ville de Boké, le véhicule du commandant de la gendarmerie calciné.

Aux dernières, on apprend que les agents d’EDG s’activent pour ramener le courant dans le Kakandé. Les forces de l’ordre tentent quant à elles d’éteindre les poches de résistance. La situation est toujours sous tension. Nous y reviendrons…

Tibou Diaby

Guinée : Encore la grève de Boké récidive !

Depuis ce lundi à 22H, rares de personnes ont fermées les yeux, dû aux hurles des manifestants. De fait que la ville de Boké est rester cinq jours sans courant et ce mardi matin, les barricades sont constater partout et la circulation est quasi non fonctionnelle, seulement quelques moto taxi qui assure le transport en commun de la population.

Ce qui est incroyable dans tout ça, la population est gérer par un privé qui donne le courant tous les jours de 9H à 18H. Pourtant la région de Boké ne mérite pas ça, qui est l’une des plus importantes ville de la Guinée pour ne pas dire la plus importante, mais la plus misérable aussi de la République.

Vrai ou faux. Faites un tour dans la région de Kakandé !

Tibou Diaby

Ibrahima, le jeune guinéen qui a électrifié tout son village

Certains disent de lui qu'il a "ramené la lumière dans les ténèbres de Bolodou", une localité située dans la préfecture de Guéckédou (une subdivision de la région de Nzérékoré) dans le Sud-Est de la Guinée.

Excédé par la situation dans sa localité, Ibrahima Tounkara, enseignant de Mathématiques, a construit un micro-barrage hydroélectrique sur le marigot Gbasso, l'un des cours d'eau qui arrosent cette commune rurale.

Son projet a été réalisé sur fonds propres. Les travaux lui ont couté environ 50 millions de francs guinéens (environ 3 millions de FCFA).

"Quand j'ai dit aux villageois que je comptais réaliser un mini-barrage hydroélectrique, personne ne m'a cru. J'ai commencé par vendre des panneaux solaires. J'ai économisé assez d'argent pour financer mon projet, confie-t-il.

Ibrahima n'y connaissait presque rien en hydraulique. Pour réaliser son mini-barrage, il a fait des recherches essentiellement sur Google.

"Je l'ai d'abord fait pour ma famille. Je savais que mes parents n'avaient pas d'électricité chez eux et je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose, ne serait-ce que pour avoir de quoi charger leurs téléphones", explique Ibrahima.

Aujourd'hui, le mini-barrage de Ibrahima Tounkara illumine pas moins de 90 foyers sur environ 94 que compte le village.

Selon les chiffres de la Banque mondiale, "un Africain sur deux n'a pas accès à l'électricité. De plus en plus, les énergies renouvelables et mini-réseaux s'avèrent être des pistes prometteuses, pour l'heure insuffisantes.

BBC

Date Tabaski 2017/1438 - Aid El Adha

Origine de la Tabaski

La Tabaski, appelé aussi Aid El Kebir, qui signifie littéralement "la grande fête" est la fête la plus importante de l'islam après Aid El Fitr (la fête qui célèbre la fin du ramadan).

Cette appellation Tabaski de Aid Al Adha concerne uniquement les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale à majorité musulmane ou possédant une communauté musulmane significative. Dans le reste du monde, cette fête est connue généralement sous son nom arabe de Aid Al Adha

Selon l'histoire la Tabaski commémore l'asservissement d'Ibrahim (Abraham) à Dieu qui lui a ordonné de sacrifier son fils Ismaël.

Date de la Tabaski

Pour l'année 2017/1438 le jour de la Tabaski (10 Dhou Al Hijja 1438 de l'hégire) est le 1 septembre 2017 plus au moins un jour selon les pays.

La Tabaski qui est plus qu'un simple événement religieux est l'occasion pour se rencontrer avec la famille et les proches, elle est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux.

Vous trouverez sur ce site les dates exactes de la Tabaski pour plusieurs pays, et ceci juste après l'annonce officielle des organismes qui s'occupent de la détermination du début des mois hijri.

Rédigé par: Ali Youssef

Inondations en Sierra Leone : au moins 19 corps retrouvés en Guinée

"Au moins 19 corps" de victimes des inondations catastrophiques du 14 août en Sierra Leone ont été retrouvés au large de la Guinée voisine et sur ses côtes, ont annoncé mardi les autorités locales.

"Dix autres corps viennent d'être récupérés aux ports de Koba et de Kakossa, portant le nombre à 19 corps récupérés sur les côtes guinéennes depuis la catastrophe de Freetown, qui a fait quelque 500 morts et plus de 800 disparus, a indiqué à la presse à Conakry le préfet maritime, Seinkou Kéita.

"Dès qu'on nous a annoncé la découverte des premiers corps il y a plus d'une semaine, nous nous sommes rendus sur l'île de Kaback, à 110 km au sud de Conakry, pour les récupérer".

D'autres corps ont ensuite été découverts au port de Boulbinet, un quartier de la capitale, Conakry, selon la même source.

Trois vedettes de la marine ont ensuite été mises à contribution pour récupérer huit autres corps, dont un seul portait des papiers d'identité.

La Sierra Leone, petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest et l'un des plus pauvres au monde, se relève difficilement de la pire catastrophe qu'a connue sa capitale, une ville surpeuplée de quelque 1,2 million d'habitants.

Selon les premières conclusions de l'Institut sierra-léonais des sciences géologiques, les pluies continues du dimanche 13 août ont saturé le sol des collines surplombant certains quartiers de Freetown.

Celles-ci ont dans certains cas cédé sous le poids et se sont affaissées, causant les coulées de boues qui ont emporté 349 habitations se trouvant en contrebas, selon le gouvernement.

Mondeguinee.com

Deux millions de musulmans attendus à La Mecque pour le grand pèlerinage

Deux millions de pèlerins du monde entier sont attendus cette semaine à La Mecque dans l'ouest de l'Arabie saoudite pour effectuer le grand pèlerinage musulman qui est un devoir religieux et, pour certains, le voyage d'une vie.

L'évènement sera marqué cette année par le retour des Iraniens, absents en 2016, et se déroulera sur fond de crise diplomatique dans le Golfe et de recul du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans ses fiefs irakiens et syriens.

"Je suis tellement excitée, beaucoup de gens rêvent de venir ici. Lorsqu'on quitte ce lieu, on se sent plus religieux", affirme à l'AFP l'Indonésienne Eni, 47 ans, le visage rond ceint d'un voile couleur sable brodé de dentelle aux extrémités.

Son pays fournit le premier contingent de pèlerins à La Mecque et ses coreligionnaires sont nombreux à l'aéroport de Jeddah, à 80 km de La Mecque, où transitent ces jours-ci des dizaines de milliers de pèlerins.

La tête plongée dans un Coran, Eni semble loin du vacarme incessant qui l'entoure. La chaleur est étouffante. Des perles de sueur stagnent au-dessus de sa bouche.

"Après mon premier pèlerinage à La Mecque, j'ai senti que je voulais revenir pour me sentir proche de lui", le prophète Mahomet, dit-elle, avant de reprendre la lecture des versets.

Le hajj, le grand pèlerinage, est l'un des cinq piliers de l'islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Nous attendons cette année environ deux millions de pèlerins", indique à l'AFP le directeur des Affaires du Hajj et Omra (petit pèlerinage), Abdelmajeed Mohammad Al-Afghani.

Retour des Iraniens

Il sera marqué cette année par le retour des Iraniens qui avaient payé un lourd tribut lors de la bousculade meurtrière de 2015 à La Mecque où près de 2.300 fidèles avaient trouvé la mort, la pire catastrophe de l'histoire du hajj.

AFP

La Guinée-Bissau envisage d'interdire l'utilisation de sachets plastiques

La Guinée-Bissau va interdire complètement l'utilisation de sacs en plastique dès que des sacs de rechange seront fabriqués localement, a déclaré mardi son ministre de l'Environnement, António Serifo Embaló.

Il a demandé aux hommes d'affaires bissau-guinéens d'opter pour la fabrication de sacs alternatifs pour éviter la surexploitation des sacs en plastique nuisibles à l'environnement.

Cet appel a été lancé lors d'une conférence de presse animée conjointement avec ses collègues de la Santé et de l'Agriculture, sous la présidence du Premier ministre, Umaro Sissoco.

Le ministre de l'Environnement a ajouté qu'il n'y a aucune raison d'utiliser des sacs en plastique aujourd'hui en raison de l'habitude des gens, donc une solution de rechange devrait être trouvée le plus tôt possible.

La Guinée-Bissau, selon le ministre, est l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Il a souligné que son ministère a déjà validé la politique nationale de l'environnement et du développement durable, ainsi que les normes de régularisation de son fonctionnement. Il ne reste plus que sa mise en œuvre.

Mondeguinee.com

Affaire Boké : La promesse des autorités locales

Les autorités locales semblent vouloir mettre un terme dans ce qu’il convient d’appeler ’’l’affaire Boké’’. En début de cette semaine, Elles ont pris l’initiative d’une issue heureuse devant permettre de remédier aux mouvements sociaux que connait la ville depuis le mois d’avril dernier. Promesse a été faite d’ici le mardi prochain, de résoudre la crise sociale qui exaspère la population de Boké.

En attendant, les sociétés ont repris leurs activités d’extraction et de transport. Ce lundi 21 août à 5 heures du matin, aucun mouvement des engins lourds n’est visible dans la sous-préfecture de kolaboui (district de Manssaliya et Kariki). L’on se souvient que le gouvernement guinéen s’était exprimé sur les manifestations et les violences qui ont secoué la préfecture de Boké et déploré les dommages causés. La grogne sociale avait provoqué la mort d’une personne, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

Pour le moment, un calme précaire règne dans la cité.

La nomination de Bantama Sow à la tête du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique

L’artiste a réagi jeudi matin dans Espace Expression. Pour lui, Alpha Condé a un ‘’plan machiavélique’’. Pour le mettre à exécutif, Elie Kamano affirme que le chef de l’Etat ‘’éloigne tous les hommes qui vont faire ombrage à ce projet’’.

Selon ses propos, ‘’Siaka Barry est un homme qui ne mérite pas ce qu’on lui fait aujourd’hui. Bantama Sow, tout le monde sait, c’est un griot qui fait les éloges incessants du professeur Alpha Condé’’.

Elie Kamano dit à qui veut l’entendre que le ministre Siaka Barry a posé des jalons au sein du département qu’il dirigeait jusqu’à mercredi soir. ‘’C’est inimaginable dans un pays où on veut le progrès que cet homme soit écarté pour des raisons que nous ignorons’’, estime le reggaeman.

Il décrit l’ancien patron de la culture comme un ‘’ministre qui a été auprès de la jeunesse, à l’écoute des jeunes. Il avait créé une atmosphère de confiance entre lui et la population’’.

‘’L’arrivée de Bantama Sow est un fiasco total’’, aux dires du reggaeman. ‘’Il ne doit pas être à la destinée de ce ministère. C’est comme un affront qu’on vient de nous lancer à la jeunesse consciente Guinée’’, juge-t-il en contestant cette nomination.

Visionguinee

Communiqué du Gouvernement : Accident de Kindia

Conakry, 14 août 2017 - C’est avec consternation et une vive émotion que le Gouvernement a appris, l’accident de circulation survenu dans la matinée de ce lundi 14 août 2017 dans le secteur de Labota, sous-préfecture de Mambia, préfecture de Kindia, faisant au moins neuf morts et un blessé, suite à une collision entre un camion remorque et un taxi.

Des investigations sont en cours pour déterminer les causes exactes de cet accident. Le Chef de l’Etat et l’ensemble du Gouvernement présentent leurs condoléances aux familles éplorées et souhaitent un prompt rétablissement au blessé.

Le Gouvernement appelle à nouveau les transporteurs et les usagers de la route à la prudence.

Le ministre des Travaux publics, le ministre des Transports, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation rappellent aux usagers de la route, notamment les conducteurs de véhicule de nuit comme de jour, au respect scrupuleux des dispositions portant Code de la route et de tout autre texte en vigueur en matière de sécurité routière.

La Cellule de Communication du Gouvernement

Guinée : Démarrage des inscriptions aux concours d'entrée dans les Ecoles techniques et formations professionnelles

Dans le cadre du concours d'entrée dans les écoles techniques et la formation professionnelle prévu du 04 au 10 septembre 2017 sur toute l'étendue du territoire national, les inscriptions ont effectivement démarré ce lundi 14 Août 2017.

A signaler que pour la région de Conakry, les inscriptions se font à l'ENAM reparties en 7 commissions entre les filières pour les 14 écoles techniques et professionnelles.

Gouvernement

L’e-cigarette, outil supplémentaire de lutte antitabac ?

Alors que les autorités sanitaires américaines envisagent de réduire le taux de nicotine dans les cigarettes, une étude montre un lien entre émergence de la cigarette électronique et baisse du nombre de fumeurs de tabac.

Le nombre de vapoteurs augmente, et celui des fumeurs de tabac diminue. C’est ce que montre une étude publiée dans le British Medical Journal, dans laquelle les chercheurs assurent que ces deux tendances sont liées.

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques de l’Université de Californie ont analysé les données d’un grand sondage américain, relatif à l’usage de la cigarette, mené par le National cancer institute. Plus de 160.000 adultes américains étaient impliqués dans cette étude entre 2014 et 2015, dont 22.000 fumeurs et 2.100 ayant récemment arrêté la cigarette.

Davantage de tentatives d’arrêt

Parmi les fumeurs qui utilisaient l’e-cigarette, 65% avaient déjà tenté arrêter de fumer - c’est-à-dire avaient passé au moins 24h sans fumer-, contre seulement 40% chez les fumeurs.

«Cet outil permet, entre autres, de multiplier les tentatives d’arrêt de la cigarette car il renforce le sentiment d’efficacité personnelle. Grâce à une vapoteuse, l’individu va pouvoir stopper la cigarette durant de courtes périodes et ainsi réduire sa consommation. Cela va renforcer l’idée chez lui qu’il peut réussir à arrêter de fumer», affirme Nicolas Bonnet, pharmacien spécialisé en santé publique, addictologue et directeur du Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions RESPADD.

350.000 arrêts supplémentaires

En comparant avec des études précédentes et similaires (2000-1, 2003, 2006-7 et 2010-11), où la question de l’e-cigarette n’était pas abordée, les chercheurs ont également constaté que le taux global d’arrêt avait augmenté.

Alors qu’en 2010-2011, 4,5% des fumeurs avaient réussi à arrêter la cigarette, en 2014-15, le pourcentage s’élevait à 5,6%. Cela représente environ 350.000 Américains supplémentaires qui déclarent avoir arrêté de fumer, notent les chercheurs. Et ce sont les vapoteurs qui tirent ce chiffre vers le haut: 8,2% des utilisateurs de cigarette électronique avaient réussi à arrêter le tabac classique, contre 4,5% chez ceux qui ne l’utilisaient pas.

«Ces résultats ne me surprennent pas: en France, en 2012-2013, lorsqu’il y a eu une explosion des ventes de cigarettes électroniques, il y a eu en parallèle une baisse de celles des cigarettes classiques. De nombreux patients arrêtent grâce à l’e-cigarette», affirme le Dr Paul Vanderkam, chef de clinique en médecine générale à l’Université de Poitiers et chercheur en addictologie.

Par Aurélie Franc

Ebola : l'intervention de la Croix-Rouge dans les rites funéraires a réduit l'épidémie

La Croix-Rouge a permis de réduire significativement les nouveaux cas d'Ebola durant l'épidémie qui a affecté l'Afrique de l'Ouest entre 2013 et 2016 en incitant les proches des défunts à modifier les rites traditionnels, notamment en évitant les contacts physiques avec les morts, selon une étude publiée jeudi.

L’épidémie qui a fait plus de 11.300 morts et contaminée près de 29.000 personnes - principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone - aurait pu être encore plus meurtrière sans la mise en place de pratiques funéraires sûres, selon une étude parue dans une publication de la Public Library of Science (PLoS), le PLOS des maladies tropicales négligées.

Dans les rites funéraires traditionnels de ces pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie, les proches du défunt embrassent, lavent ou encore touchent le corps du mort. Les cérémonies sont rapidement devenues "des moments d'extrêmes contaminations", une seule inhumation pouvant infecter jusqu'à 70 personnes, a expliqué Amanda McCelland, experte en santé auprès de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge (FICR).

Les volontaires de la Croix-Rouge envoyés dans les communes affectées ont impliqué les responsables religieux dans leur démarche, et ont autorisé les familles à toucher leur proche, munis avec des gants de protection.

D'après l'étude publiée, les quelque 1.500 volontaires de la Croix-Rouge ont géré près de 47.000 inhumations durant l'épidémie, soit plus de la moitié de l'ensemble de celles qui ont été pratiquées pendant cette période.

A l'aide d'une modélisation statistique, les chercheurs de cette étude ont estimé que les volontaires de la Croix-Rouge avaient permis d'éviter entre 1.411 et 10.452 nouveaux cas d'Ebola grâce à la gestion sûre de l'inhumation des personnes décédées de maladie à virus Ebola.

Au début de l'épidémie, "les pratiques funéraires et les inhumations dangereuses ont causé un grand nombre de cas", a ajouté Amanda McClelland.

Fin 2014, l'Organisation mondiale de la santé avait estimé que la transmission du virus Ebola lors des inhumations avait diminué grâce à la mise en place d'un protocole sur "les inhumations dignes et sans risques".

Les rites funéraires au cours desquels les proches du défunt et d'autres personnes sont en contact direct avec la dépouille ont favorisé la transmission du virus Ebola, qui se propage par transmission interhumaine à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par exemple, linge de lit, vêtements) qui ont été contaminés par ce type de liquides.

La Croix-Rouge

Date et origine du Ramadan

La date peut être décalée d'une journée, selon la prise en compte ou non du croissant de lune marquant le début du mois.

Dates du Ramadan

- du samedi 27 mai au lundi 26 juin 2017

- du mercredi 16 mai au vendredi 15 juin 2018

- du lundi 6 mai au mercredi 5 juin 2019

La date peut être décalée d'une journée, selon la prise en compte ou non du croissant de lune marquant le début du mois.

Origine du Ramadan

Le Ramadan, que l'on connait aussi sous le nom de Ramadhan ou Ramazan, représente le mois de jeûne qu'Allah impose au peuple des croyants ayant l'âge et la capacité de le pratiquer.

Cette période de jeûne revêt de multiples significations. Il s'agit tout d'abord de marquer son obéissance à Dieu. Cependant, l'aspect fondamental de cette fête est sans doute la volonté, au travers de cette pratique, de montrer son désir de se conformer à la tradition des prophètes de l'Islam (par opposition aux modes de jeûne des autres prophètes non musulmans).

Célébration du Ramadan

icalendrier

Arrêt définitif du médicament Trobalt®(retigabine) dans le traitement de l’épilepsie

Si vous avez l'habitude de prendre du Trobalt® (Retigabine) votre traitement va changer. L'Agence nationale du médicament annonce la fin de la commercialisation de ce médicament depuis le 1er juin 2017. La cause ? "Une utilisation très limitée du produit". Les comprimés 50mg, 100mg, 200mg, 300mg et 400mg de Trobalt® ne pourront donc plus se trouver. "Les stocks disponibles dans les pharmacies et chez les grossistes feront l'objet d'un rappel", ajoute l'ANSM.

Une diminution progressive de la dose sous 3 semaines

Le médicament Trobalt® est prescrit en cas de crises d'épilepsie partielle résistante avec ou sans généralisation secondaire dans les cas ou d'autres traitements n'ont pas été efficaces.

Si vous suivez ce traitement pas de panique ! Des mesures ont été prises pour assurer la transition et l'arrêt du traitement en cours. "Le traitement doit être arrêté avec une diminution progressive de la dose sur une période d'au moins 3 semaines", indique l'ANSM aux professionnels de santé. "Une alternative médicamenteuse doit être mise ne place rapidement".

Medisite

Une jeune Guinéenne séquestrée et esclavagisée en Australie

Une Guinéenne de 17 ans a été kidnappée et transformée en esclave sexuelle pendant des semaines en Australie, à 17 000 km de son pays d'origine. La jeune fille s'est finalement échappée de l'appartement de ses bourreaux à Sydney mais depuis, la police australienne a le plus grand mal à faire progresser l'enquête.

Il lui avait fait miroiter un travail de femme de ménage à Sydney. La jeune Guinéenne a été abordée par son ravisseur en janvier, en Guinée-Conakry. L'homme serait Africain, mais on ne connait pas sa nationalité.

Ensemble, ils auraient quitté Conakry début avril, en passant d'abord par Paris, avant de s'envoler pour l'Australie, où ils seraient entrés avec de faux passeports.

Une fois à Sydney, la jeune fille a alors été séquestrée et violée par son kidnappeur et d'autres hommes pendant plusieurs semaines, dans un appartement d'un quartier de banlieue. Mais fin avril, elle a réussi à s'enfuir et à arrêter une automobiliste, qui l'a secourue.

RFI

Daaka : Controverse autour de l’origine de l’incendie

L’horreur s’est produite, hier 12 avril, au Daaka de Médina Gounass. L’événement religieux a tourné à la tragédie à cause un violent incendie. Bilan : vingt morts, une cinquantaine de blessés et une centaine de pèlerins portés disparus. Le préjudice matériel (marchandises, objets, véhicules, bétail, etc) est estimé à près d’un milliard FCFA.

Cependant, sur la question de l’origine du drame, la confusion demeure. Les forces de sécurité et sapeurs-pompiers déployés sur les lieux ne sont pas encore en mesure de répondre à la question. Mais plusieurs théories sont avancées par des témoins pour expliquer l’origine du drame.

Si d’aucuns avancent la thèse d’un court circuit électrique, d’autres parlent de l’explosion de la bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba, alors que certains, plus catégoriques, évoquent celle du jeune fumeur surpris en train de griller une cigarette dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. « De peur d’être lynché, il aurait fui, jetant au passage sur l’herbe sèche son mégot », témoigne la plupart des pèlerins. Mais à quelle théorie se fier ? Une enquête à été ouverte par la gendarmerie pour tenter d’élucider le mystère.

Seneweb

Ebola : deux vaccins vont être testés en Guinée et au Liberia

Un vaste essai clinique va être lancé sur 5 000 personnes en Afrique, avec deux vaccins contre la fièvre hémorragique Ebola. L’un d’eux a déjà montré une efficacité très prometteuse dans un précédent essai en 2015.

Quelle stratégie devra être mise en œuvre si une nouvelle épidémie du virus Ebola se déclare en Afrique ? Et surtout, comment devront être utilisés les futurs vaccins ? Ces questions sont au cœur d’un vaste essai clinique qui va bientôt être lancé en Afrique de l’Ouest, sévèrement touchée par une épidémie qui, entre 2014 et 2016, a fait plus de 11 300 morts, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. « Plus de 5 000 adultes et enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’Ouest, proches de l’épicentre de l’épidémie (…), seront recrutés », vient d’annoncer l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Le virus hémorragique Ebola a été découvert en 1976. Pendant quarante ans, il n’a provoqué que des épidémies très localisées, principalement en Afrique centrale. Et c’est la raison pour laquelle cette maladie, bien que très meurtrière, n’a pas provoqué un grand intérêt auprès des grands organismes de recherche du Nord ou dans l’industrie pharmaceutique. Et pendant quarante ans, aucun traitement ni vaccin n’ont été développés contre le virus.

Mobilisation générale

Mais le contexte a changé quand, en 2014, la fièvre Ebola a commencé à se diffuser de manière incontrôlée en Afrique de l’Ouest. Et quand a émergé la crainte, assez peu fondée, que l’épidémie pourrait arriver dans les pays du Nord.

D’un seul coup, la mobilisation a été générale pour lancer des essais sur des traitements et des vaccins. Et tout est allé très vite. « Il faut dix ans pour développer un nouveau vaccin », répètent souvent les firmes pharmaceutiques. Mais là, en moins de deux ans, les avancées ont été très importantes.

Dès septembre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné le coup d’envoi d’essais pour tester un vaccin dans le cadre d’un projet rassemblant notamment Médecins sans frontières (MSF), les gouvernements canadien et norvégien, la fondation britannique Wellcome Trust, la Guinée et la société pharmaceutique Merck. Dans un essai mené en 2015 en Guinée, ce vaccin s’est « révélé hautement protecteur » comme l’a annoncé en décembre 2016 l’Organisation mondiale de la santé.

Evaluer des stratégies différentes

Mais de nombreuses questions restent en suspens. « On ne sait pas encore la durée de protection de ce vaccin, ni au bout de combien de temps apparaissent les anticorps. Et on ne sait pas s’il protège les enfants », indique le professeur Yazdan Yazdanpanah (Inserm, hôpital Bichat à Paris), investigateur principal de l’essai qui va être prochainement lancé.

mondeguinee.com

Une circulaire pour accélérer l’accès au logement social des femmes victimes de violences

Le texte doit « permettre d’amplifier la mobilisation » des acteurs concernés pour une « meilleure prise en compte » de la situation des femmes victimes de violences.

Une circulaire pour accélérer l’accès au logement social des femmes victimes de violences ou en grande difficulté a été signée mercredi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, par les ministères du logement et des droits des femmes.

« Les femmes victimes de violences, notamment conjugales, rencontrent trop souvent des difficultés à accéder à un logement social même lorsqu’elles ont quitté leur conjoint », déplorent les ministères dans un communiqué commun. « Bien que prioritaires au regard de la loi, elles ont besoin d’une meilleure reconnaissance de leurs droits », expliquent-ils.

Le texte signé mercredi doit « permettre d’amplifier la mobilisation » des acteurs concernés pour une « meilleure prise en compte » de la situation des femmes victimes de violences, attestées par une décision judiciaire. Il prévoit ainsi de leur accorder un accès « en priorité et en urgence » à un logement social et de leur éviter « si possible le recours à un hébergement temporaire ».

Adressée aux préfets, l’instruction rappelle que la législation prévoit qu’un seul revenu est pris en compte pour l’examen de la demande de logement social, dès lors qu’une personne présente un récépissé de dépôt de plainte.

Un guide juridique

La circulaire souligne également qu’un logement social peut être attribué « même si la demandeuse bénéficie d’un contrat de location au titre du logement occupé par le couple » et enfin que l’ancienneté de la demande d’un logement est conservée par l’un des membres du couple en cas de séparation.

Un guide juridique, réalisé par la Fédération nationale solidarité femmes, sera par ailleurs diffusé fin mars auprès des associations de lutte contre les violences conjugales.

« Disposer d’un logement pérenne est primordial dans le processus de reconstruction des femmes victimes et pour un retour vers l’autonomie », souligne la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol.

« Chaque année, 216 000 femmes sont victimes de violences de la part de leur conjoint », rappelle de son côté la ministre du logement Emmanuelle Cosse, ajoutant que l’Etat ne doit « laisser aucune femme en danger sans solution ».

Le Monde